Les mensonges des médias pour protéger le Pacte de Marrakech

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Depuis plusieurs jours, les médias français se saisissent enfin de cette actualité brûlante. Mais, alors qu’une très large majorité de Français s’oppose à l’immigration, les médias ont, pour beaucoup, décidé de défendre le texte ! Quitte à tromper leurs lecteurs, sciemment ou par omission… L’exemple des Décodeurs est à ce titre parlant. 

Cela fait déjà plusieurs mois que Polémia publie divers articles sur le Pacte pour les Migrations de l’ONU. Les 10 et 11 décembre prochain à Marrakech, les États membres des Nations unies sont appelés à signer le « pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » que Macron a l’intention de faire signer par Jean-Baptiste Lemoyne. Le processus d’approbation de ce pacte se télescope avec la révolte des Gilets Jaunes qui, visiblement, se sont emparé de ce thème. Il en résulte une surchauffe des réseaux sociaux pour s’opposer à cette signature par la France.

Cette nuit des Gilets jaunes ont fait passer des messages dans les rues de Toulouse.

Publiée par Infos-Toulouse sur Jeudi 6 décembre 2018

Traumatisé, le quotidien subventionné de référence, Le Monde, dénonce, par la plume de Samuel Laurent, décodeur de son état, l’itinéraire mondial d’une intox, en français courant, d’une fake news.

La réalité politique du Pacte sur les migrations

Ceux qui défendent le pacte, les médias notamment – et l’article de Samuel Laurent constitue un bon exemple -, mettent en avant quatre de ses principes fondamentaux :

  • Une gestion des migrations organisée, ordonnée et respectant les personnes ;
  • Le respect des souverainetés nationales ;
  • Le caractère non contraignant du pacte ;
  • L’impossibilité pour un Etat de gérer seul la question des migrations.

Selon Samuel Laurent, ce pacte ne constitue qu’une « déclaration de portée essentiellement symbolique ne comportant aucune espèce d’obligation en matière d’accueil ».

Bien entendu, il s’agit d’un enfumage. Les intentions déclarées, les objectifs affichés et les procédés déjà utilisés font apparaître une réalité bien différente et qui va beaucoup plus loin

Les intentions déclarées

L’ONU

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a donné l’orientation de son mandat dans les propos qu’il a tenus en novembre 2016 et dans un communiqué de presse en janvier 2018 afin, dit-il de « briser les mythes pernicieux qui entourent les migrants » :

  • « Il faut reconnaître que la migration est inévitable et qu’elle ne s’arrêtera pas » et ce du fait des pressions démographiques et des changements climatiques.
  • « La migration n’est pas le problème, mais la solution »,
  • « Les sociétés multi-ethniques, multiculturelles, multi religieuses qui se construisent sont une richesse ».
  • Les États doivent veiller à rendre conformes à « l’Etat de droit » les méthodes  qu’ils utilisent pour gérer les migrations et protéger les migrants.

Que pèse dans l’esprit du secrétaire général de l’ONU la souveraineté des nations face au nouveau sens de l’Histoire et à la richesse que représentent selon lui les migrations ? Quant à l’invocation de l’Etat de droit elle débouche à terme sur l’impératif d’une gouvernance globale.

L’Organisation Mondiale pour les Migrations

L’OIM est la pointe d’avant-garde de l’ONU en matière de migrations. Là où l’ONU est tenue à une certaine prudence cette organisation peut aller plus loin dans l’expression de ses intentions

Le précédent directeur général de l’OIM W.L. Swing a déclaré en 2015 : « La migration est inévitable, nécessaire et fortement souhaitable si elle est bien gérée ».

En janvier 2018, invité sur France 24, il a renouvelé ses appels : « La migration n’est pas un problème à résoudre, c’est une réalité humaine à gérer ». Selon lui, le phénomène migratoire a toujours été « positif pour le développement de l’humanité ».

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Dans un document paru sur son site, l’Organisation a estimé que le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières offre à la communauté internationale une occasion rare d’apporter une contribution déterminante à la gouvernance mondiale des migrations et de la doter d’une approche inédite de cette gouvernance.

Il s’agit notamment du droit international de la migration, qui regrouperait les normes applicables énoncées, entre autres, dans le droit international des droits de l’homme, le droit international des réfugiés, le droit du travail, le droit international humanitaire, le droit maritime, le droit de la mer et le droit pénal transnational.

Les objectifs affichés

Le pacte affiche 23 objectifs très détaillés qui, s’ils étaient appliqués, balaieraient toute possibilité de préservation et de défense de nos nations contre les invasions migratoires à venir que souhaite l’archipel onusien. Citons quelques exemples.

L’objectif 5 fait obligation aux États de destination d’organiser le regroupement familial des migrants.

L’objectif 13 demande qu’il ne soit recouru au placement en rétention administrative des migrants qu’en dernier ressort et que soient cherchées des solutions de rechange.

L’objectif 15 demande que soit assuré l’accès des migrants aux services de base.

L’objectif 16 veut que l’on donne aux migrants des moyens en faveur de la pleine intégration.

L’objectif 20 veut rendre les envois de fonds plus rapides, plus surs et moins coûteux.

Enfin, objectif 22, il faut mettre en place des mécanismes d’accession des migrants aux droits de sécurité sociale et des avantages acquis des pays de destination.

Bien entendu les sentiments, les craintes les intérêts des populations des pays de destination ainsi que le coût budgétaire sont oublié et ignorés. Pourquoi s’en inquiéter puisque l’invasion est inéluctable et qu’elle est porteuse de richesses ?

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Il est également symptomatique que le terme migrants ne fait généralement pas la distinction entre migrations régulières et illégales ou clandestines ce qui donne indirectement raison à « une fake news » dénoncée par S.Laurent.

Enfin ces objectifs font la part belle aux diasporas, tropisme de certains. Celles-ci, nombreuses par millions en France,  se verraient confier le soin d’organiser les flux, d’accueillir les arrivants et d’exiger en droit financements publics et moyens matériels de la part des pays de destination.

Il y a beaucoup plus alarmant. L’objectif 17 veut éliminer toutes les formes de discrimination et encourager un débat public afin de faire évoluer la manière dont les migrations sont perçues. Cet engagement débouche sur la mise en vigueur dans les pays de destination d’une censure stricte, de dénonciations, d’une propagande, notamment « en cessant d’allouer des fonds publics aux médias qui propagent systématiquement l’intolérance…..et les autres formes de discrimination envers les migrants ». Ainsi l’ONU donne un cadre et une légitimité internationale à la déconstruction d’une des libertés publiques fondamentales.

Les engagements

Rien n’est contraignant dit le Pacte mais l’étape suivante après le vote en sa faveur les 10 et 11 décembre, sera de l’imposer aux États signataires et ce de trois manières.

À court terme l’appel au gouvernement des juges

Dans un article de novembre 2018 nous avons décrit le processus informel mais efficace que visiblement l’ONU a décidé de suivre d’une manière récente comme cela a pu être constaté dans les cas de la crèche Baby Loup et des deux femmes condamnées pour port de niqab intégral. Ce processus comporte trois étapes.

1°-Des groupes d’experts de l’ONU prononcent sans légitimité des condamnations, des interdictions et des recommandations.

2°-Plaintes auprès des tribunaux par les personnes condamnées.

3°-Judiciarisation et appel au gouvernement des juges pour imposer le contenu du Pacte grâce aux jurisprudences.

Signature du Pacte = engagement des États signataires

Le Pacte est clair. Sa signature vaut engagement de l’État signataire. Le terme engagement y est repris 87 fois selon Eric Ciotti.

Si la France ne veut pas appliquer telle ou telle disposition de ce traité, il n’y aura pas de sanction, du moins pour l’instant. Mais on peut faire confiance aux immigrationnistes de tout poil : associations, diasporas, médias, juges nationaux comme européens pour en faire le levier au moins moral d’un tsunami migratoire

Retrouvez l’article dans son intégralité sur Polémia

André Posohow, Polémia


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