Laurent Wauquiez : « Il y a une christianophobie dans notre pays »

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Laurent Wauquiez
Laurent Wauquiez et le père Joseph Dequick devant l'autel incendié de la cathédrale de Lavaur, le 13 février 2019. Crédit photo : Infos-Toulouse
Laurent Wauquiez était en déplacement à Lavaur (Tarn) pour rendre visite aux paroissiens qui ont vu leur cathédrale être victime d’un début d’incendie, le 5 février dernier. 

 

Après cinq actes de vandalisme en l’espace d’une semaine dans l’hexagone, Laurent Wauquiez s’est déplacé à Lavaur (Tarn) pour rendre visite aux paroissiens et au curé de la cathédrale Saint-Alain. Après une visite où le président des Républicains a arpenté les allés de l’édifice, il s’est arrêté auprès de la chapelle annexe dédiée au Sacré-Cœur.

L’autel a été quelque peu nettoyé par des bénévoles, mais les traces subsistent. Les tâches noires témoignent des nappes brûlées et en face, dans le confessionnal, le Christ a les bras cassé et effectue un dab, signe de bras prisée de la jeunesse et popularisé par le joueur de football Paul Pogba. Un autre crucifix aurait été dérobé et jeté dans la rivière avoisinante.

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Aux médias, Laurent Wauquiez a fait part de « sa tristesse et sa colère » et a demandé aux maires « de s’assurer que les églises restent ouvertes » et au Gouvernement « de veiller à assurer la sécurité de nos églises ». Il dénonce « une absence de réactions des responsables politiques du pays et du Gouvernement ». « Oui il existe une christianophobie et nos églises aussi doivent être protégées dans notre pays », a t-il rappelé.

Les auteurs des dégradations « contris »

Ils sont deux jeunes lycéens, de l’établissement voisin Las Cases, à être convoqués chez la juge des enfants en mars prochain. Le curé de la cathédrale, le père Joseph Dequick les a rencontré. Le premier, après s’être rendu à la Gendarmerie le lendemain des faits, s’est présenté samedi matin auprès du prêtre et a « aidé les bénévoles à nettoyer et réparer les dégâts causés par l’incendie ». Le second a rencontré le curé, mardi soir et ont pu échanger quelques mots. « Ils regrettent profondément » leurs actes, nous a confié l’abbé.

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Ils ont été mis en examen et devront répondre de leurs actes devant la justice. Mais ils ont déjà obtenu le pardon du père Dequick, « parce que Dieu pardonne, il y a la justice et il y a la miséricorde ». Une démarche qui contraste avec la réaction du maire (LR) de la commune, Bernard Carayon. Il avait déclaré « Dieu pardonne, pas moi ». D’après le curé de la cathédrale, des motivations anti-chrétienne sont à exclure. « Il s’agit de bêtises de jeunes, m’ont-ils avoué », rapporte le prêtre.

Retrouvez notre reportage sur la visite de Laurent Wauquiez à Lavaur

Étienne Lafage. 

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