Mic-Mac « républicain » dans l’hémicycle …

0
584

Avec 40 élus dans l’hémicycle du nouveau conseil régional Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, soit un siège sur quatre, le groupe Front National présidé par France Jamet pouvait raisonnablement prétendre à une représentation au sein des organismes extérieurs de la grande région. Avec seulement 9 sièges, soit autant que Les Républicains de Dominique Reynié alors que ce groupe ne compte que 17 élus, les conseillers régionaux Front National peuvent s’estimer légitiment lésés.

C’est pour ces raisons que ces derniers ont saisi le tribunal administratif en référé suite à la session du 18 janvier 2016. Le jugement est tombé lundi dernier 22 février donnant partiellement raison aux élus bleu marine. Oui, les désignations des représentants FN dans les organismes extérieurs (associations, syndicats mixtes ou encore lycées) n’ont pas été faites dans les règles.

Comme l’a expliqué France Jamet au journal Midi Libre hier, c’est d’abord dans les lycées que les élus frontistes estiment devoir être présent au même titre que les autres élus d’opposition. Pour la présidente du groupe, avec 34% des voix au second tour des élections régionales, il est normal que ses élus soient présents dans les lycées car, selon elle, plus d’un parent sur trois (sans parlé du Gard ou des P.O. ou le FN est arrivé en tête) ont ainsi voté FN et attendent des représentants de leur choix dans les conseils d’administration.

Avis qui n’est ne semble pas partagé par Béatriz Malleville, coordinatrice pour la FCPE, fédération de parents d’élèves, de la nouvelle grande région. Cette fédération, proche du parti socialiste, a obtenu 48% des sièges réservés aux représentants des parents d’élèves dans les lycées publics français ainsi que 8 sièges sur 9 au conseil supérieur de l’éducation. Mme Maleville s’émeut car elle estime que les valeurs revendiquées du FN ne sont pas compatible avec celle de la république. Valeurs sur lesquels s’assoient l’école républicaine (sic).

Un prochain vote aura lieu le 18 mars prochain. Si les demandes légitimes du groupe Front national ne sont pas prises en compte par la majorité de Carole Delga, France Jamet n’exclut pas la possibilité d’une saisine au Conseil d’État.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Ecrivez votre commentaire
Entrez votre nom