Sur les ponts de Calais: témoignage d’Aymeric militant toulousain de Génération Identitaire

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Aymeric (au premier plan) avec les autres militants sur le pont de Gravelines à Calais, en 2016.

Samedi dernier au petit matin, 130 militants du groupe Génération Identitaire venus de tout l’hexagone ont occupé pacifiquement les deux ponts reliant la ville de Calais à la « Jungle », cette zone de non-droit ou depuis maintenant plusieurs mois des milliers de clandestins se sont rassemblés pour tenter de gagner les côtes de la Grande-Bretagne. Délogés par les forces de l’ordre avec une violence inouïe, malgré le comportement pacifique des jeunes patriotes. Sur ordre du préfet 14 jeunes ont été interpellés. Trois d’entre eux, présentés au parquet en comparaison immédiate ont été condamné à une peine de trois mois de prison ferme et plusieurs centaines d’euros d’amendes.

Les militants toulousains de Génération Identitaire participaient à cette opération nationale dans cette ville sous le feu des projecteurs depuis plusieurs mois. Nous avons rencontré Aymeric, jeune militant, qui n’a pas hésité à faire presque 2000 km en 36h00 pour être présent sur les ponts de Calais avec ses camarades.

Aymeric, pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre engagement au sein de GI :

Bonjour, je m’appelle Aymeric, j’ai 19 ans et je suis étudiant en Licence d’histoire. Cela fait maintenant 4 ans que j’ai rejoint les Identitaires sur Toulouse. C’est dans cette ville que je suis né, et j’ai toujours vécu ici. Je pense que c’est avant tout l’attachement que je porte à cette ville, à ses monuments et à son identité, qui a été le moteur de mon engagement. Comme beaucoup de jeunes, je me sentais pris en étaux entre les kebabs et les McDo. Je ne reconnaissais plus mon quartier des Minimes où les boucheries hallal essaimaient petit à petit et où s’installaient des bandes de “jeunes” rackettant à la sortie du collège… Puis, en 2012, j’ai rencontré les jeunes militants identitaires toulousains qui, comme moi, avaient à cœur de défendre leur identité et de ne plus subir la mondialisation et ses conséquences.

Comment votre engagement est-il vécu dans votre milieu familial ?

Les réactions au sein de ma famille ont été assez mitigées… Étant issu d’un milieu plutôt associatif de gauche, écologiste et occitaniste, les incompréhensions ont été nombreuses, mais certains, l’ont tout de même accepté… D’autant que la défense des identités régionales et de nos terroirs sont deux composantes essentielles de notre combat. Et puis, il est difficile se couper des réalités au point de ne pas voir que l’action des Identitaires est nécessaire!

Vous vous êtes rendu à Calais avec d’autres toulousains, était-ce votre première action d’envergure ?

En ce qui me concerne, il s’agissait de ma deuxième action à l’échelle nationale. En mai dernier, nous avions également fait le déplacement sur Paris afin de monter sur le balcon de la Commission Européenne pour dénoncer d’ors et déjà la folle politique migratoire menée par Bruxelles. Rien n’ayant évolué depuis, bien au contraire, l’action de Calais était une nouvelle étape suite aux graves évènements de ces derniers mois (Bataclan, Cologne, et la situation à Calais).

Donc, comment s’est passée cette journée ?

Pour vous raconter un peu plus en détail, pour des raisons de sécurité, aucun de nous ne savait ce qui nous attendait ! Nous avions un point de rendez-vous, et une forte intuition que l’action se déroulerait à Calais, mais c’est tout. Nous sommes arrivés à 5h du matin au point de rendez-vous près de Lille. Là, des casques nous ont été distribués et l’objet de l’action nous a été dévoilé. Les différentes voitures ont été désignées pour se rendre sur l’un ou l’autre pont. Avec les toulousains, nous allions participer à la barricade du pont de Gravelines… situé à 1km de la jungle! Arrivés sur place, nous commençons à déployer les banderoles sur les côtés du pont, en attendant le camion transportant le reste du matériel. En même temps que lui, arriva, en face de nous, une patrouille de police. Avec une dizaine de militants, nous nous sommes donc mis en face d’eux, en coudées serrées afin de leur bloquer le passage et de laisser le temps aux autres militants de mettre en place les barricades.

Une fois installés, nous avons scandé nos slogans, allumé des pneus et des fumigènes. C’était un vrai sentiment de reconquête qui nous animait: Nous tenions la rue! Et nous n’étions pas prêts à la laisser sans la défendre! Les Calaisiens commençaient à sortir de leurs maisons, et leurs réactions furent toutes très positives. Nous les défendions face aux clandestins, sans perturber le trafic. Dans la journée, nous avons pu discuter plus longuement avec certains d’entre eux, ils nous ont tous remerciés et assurés de leur soutien ! Mais la préfecture n’était apparemment pas de leur avis, et d’innombrables cars de CRS sont arrivés sur les lieux en quelques minutes. Le temps qu’ils se préparent et qu’ils se mettent en formation de chaque côté du pont, nous étions encerclés, l’un des organisateur nous alors annoncé: “Les gars, je pense que c’est le moment. Vous pouvez mettre vos casques”. Des casques avaient étés prévus en cas d’agressions violentes par des clandestins ; jusque-là nous les gardions à portée de main, simplement en prévention. Pour retarder l’évacuation, nous nous sommes assis, en nous tenant par les coudes. Les policiers se sont donc retrouvés en face d’environ 40 jeunes garçons et filles déterminés, pacifiques, mais fermement décidés à ne rien céder. Sans doute frustrés de ne pas pouvoir agir face aux clandestins, certains en ont profité pour passer leurs nerfs. Alors que nous étions totalement non-violents, plusieurs militants ont reçu des coups de matraque et certains se souviendront du zèle de Fredo. Après un contrôle d’identité, nous avons pu repartir et nous nous sommes tous retrouvés au buffet de la gare avant de nous rendre devant le commissariat, retrouver les mêmes policiers qui nous avaient matraqués deux heures plus tôt, pour demander la libération de nos camarades.

Quels étaient vos objectifs en occupant ces deux ponts avec vos camarades ?

L’objectif de cette action était comme je l’ai dit, de défendre les Calaisiens délaissés par l’état, comme presque partout en Europe . L’Europe ne protégeant plus ses frontières, ni intérieur, ni extérieur ! Ils laissent entrer des hordes de clandestins se comportant plus comme des conquérants qu’autre chose. Puisqu’il n’y a plus de frontières, il nous appartient maintenant, en tant que jeune Européen, de dresser des barricades, de défendre nos villes, et notre identité !

Et sur Toulouse, ça se passe comment ? Combien êtes-vous et comment envisager vous de vous développer localement ?

Le quotidien du militant toulousain est constitué, en plus des classiques collages d’affiches et d’autocollants, de tractage nous permettant d’aller à la rencontre des lycéens et des étudiants. Nous avons également des cercles de formation animés par les cadres locaux et nationaux de Génération Identitaire, afin d’élargir notre culture historique, politique. Nous allons prochainement ouvrir ces cercles au public pour que nos sympathisants puissent en profiter. Nous sommes une vingtaine de militants, régulièrement des jeunes motivés nous contactent pour nous rejoindre. Partout en Europe, le mouvement Identitaire est en expansion. Sur Facebook, nous sommes le premier mouvement de jeunes en France. Après notre action à Calais, la page officielle a dépassé les 100 000 mentions “j’aime”.

Je le vois tous les jours, à l’université, lorsque je parle de mon engagement, mes camarades m’avouent tous être plus ou moins en accord avec mes idées. Et les sondages le confirment : au-delà des clivages politiques, nos idées sont dans toutes les têtes !

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