VélôToulouse, quel avenir …

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VélôToulouse, c’est 283 stations, 2600 vélos en libre circulation sur les artères toulousaines, 15 000 rotations par jour 7 jours sur7, 365 jours par an. Gérées par Cyclocity, filiale du groupe JC Decaux, ces bicyclettes arpentent les rues de notre ville depuis le 16 novembre 2007. Fort de 600 stations de location et 600 vélos en libre-service à son ouverture, le prestataire a multiplié par quatre ses prestations en presque 10 ans. Proposition alternative et écologique aux transports en commun, la plupart des grandes villes de France, en partenariat avec des entreprises privées, proposent à leurs administrés cette possibilité d’utiliser leurs VLS : vélo en libre-service.

Étudiants, professionnels, amoureux des ballades à bicyclette pour visiter la ville rose,arpenter les berges du Canal du Midi ou encore partisans des déplacements doux, le succès est total avec plus de 5 millions de locations par an et plusieurs dizaines de milliers d’abonnés.

Malheureusement, tout cela a un coût. Coût supporté par la collectivité, engendré par les incivilités commises par une catégorie d’individus ne respectant pas la « maison commune » et les services qu’elle peut nous apporter, nous facilitant ainsi le quotidien. Avec plus de 700 vélos volés par an, d’un coût de plus de 700 € pièces, dont la moitié est retrouvée hors d’usage quand ils ne sont pas brûlés ou simplement jetés dans le Canal du Midi. Les autres disparaissent, sans doute revendus au prix de la ferraille.

Avec plusieurs dizaines de vélos immobilisés obligés de revenir chaque jour en atelier pour des dégradations volontaires. 250 bornes de location vandalisées chaque année, le coût supporté par la collectivité (entretien, dépannage, remplacement et personnels) dépasse le million d’euros chaque année. A une époque de rigueur et de coupe drastique dans les budgets, le risque de voir disparaitre ce service à plus ou moins court terme n’est pas impensable, laissant les amoureux de la petite reine retrouver le chemin du métro, du tramway ou encore de la polluante voiture particulière. Loin des objectifs de la COP 21.

Bien qu’une convention ait été conclue entre le parquet de Toulouse, la protection judiciaire de la jeunesse et la mairie et l’entreprise JC Decaux, pour faire réparer dans le cadre de travaux d’intérêt général ces vélos par des mineurs pris en flagrants délits de tentative de vandalisme, les incivilités commises sur les VélôToulouse ne semblent pas prêtes de s’arrêter. L’entreprise prestataire demandant même l’installation de caméras de vidéo-surveillance supplémentaires sur les sites sensibles de son parc.

Après plusieurs années de laxisme de la part de la précédente municipalité socialiste, la question de la pérennité de nos VélôToulouse se pose à la nouvelle équipe, comme dans beaucoup d’autres villes de France. Ces comportements quotidiens de petits délinquants pourrissants la vie des toulousains pourraient remettre en cause ce petit service, qui rend …un grand service.

  1. Chiffre 2014

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