Salafisme en libre service à Toulouse

2
2695

Une librairie islamique est sur le point d’être fermée dans le quartier de Bellefontaine. Repère de la scène salafiste sur Toulouse et dans la région, cette boutique a vu défiler bon nombre de noms connus. Outre le gérant fiché S, Karim, c’est à la fois Fabien Clain et Farouk Ben Abbes qui avait pris pour habitude de se réunir à cette adresse. Mais Nissa-Shop ne s’adresse pas seulement aux amateurs de littérature islamique. L’enseigne vend aussi des objets religieux et surtout le fameux Burkini, cette tenue de plage qui a fait tant coulée d’encre cet été. Le patron de cette entreprise, membre du CCIF (Comité Contre l’Islamophobie en France) a adopté la même technique que son coreligionnaire AbdelFattah Rahhaoui, directeur de l’école islamique Al-Badr située dans le même quartier.

Il prétend être victime d’acharnement administratif et condamne fermement les perquisitions qui ont eu lieu après les attentats du 13 novembre dernier dans le cadre de l’état d’urgence. Il avait été lui-même condamné. A quelques stations de métro du Capitole, le visage du djihadisme toulousain se dévoile de jour en jour au travers de ces affaires et démontre l’enracinement profond de ces personnages dans le tissu social toulousain.

En contraste avec cette actualité, quelques toulousains ont pu constater cette semaine des autocollants fleurissant sur les poteaux de la ville au slogan déterminé : « Chassons les Islamistes ». L’œuvre est signée de Génération Identitaire, le mouvement qui lutte pour la sauvegarde de l’identité européenne qui vient de lancer sa nouvelle campagne.

2 Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

Ecrivez votre commentaire
Entrez votre nom