L’UNI 31 entre au Conseil d’Administration du CROUS de Toulouse

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Ce jeudi 24 novembre marquait une victoire parfaitement inattendue : l’UNI entre au Conseil d’administration du CROUS de Toulouse. Cela n’était jamais arrivé pleinement depuis douze ans, bien que ces élections aient été contestées en 2004. En 2014, l’UNI Toulouse n’a pas pu déposer de liste pour des raisons liées à sa gestion interne. Les élections de 2016 se sont passées en bonne et due forme, dans une entente presque cordiale entre les candidats et sur un terrain très large : toute l’académie Midi-Pyrénées était sollicitée, ce qui représentait 130 000 électeurs potentiels ! Le travail entamé dans la section toulousaine de l’UNI, depuis son changement de direction en Février 2016, semble porter ses fruits. Après avoir multiplié par six son nombre d’élus en conseils centraux, c’est au tour du CROUS d’être investi par une certaine idée de liberté et de mérite.

Ces élections, où sept sièges étaient à pourvoir, sont ainsi représentés : 3 « Bouge ton CROUS », 2 « UNEF », 1 « Yes of ROUS » et 1 « UNI, Pour la défense des classes moyennes ».

Pour comprendre l’enjeu de cette victoire, il s’agit de savoir ce qu’est le CROUS ; quel est l’état des autres candidats et ce pourquoi l’UNI s’est présentée au CROUS.

Le CROUS est le centre régional d’œuvre universitaire et sociale. C’est en somme, l’organisme qui délivre les bourses sur critères sociaux et les logements aux étudiants les plus modestes. C’est en outre l’organisme qui délivre des repas au sein des restaurants universitaires. C’est également l’organe qui octroie des subventions aux étudiants porteurs de projets culturels. Ces élections voient en règle générale une sur mobilisation de la part de l’électorat de gauche. Ainsi, les acquis en matière sociale sont nets et ne doivent en aucun cas être remis en cause : parmi les plus modestes se trouvent d’excellents éléments qu’il ne conviendrait en aucun cas de laisser au bord de la route. En revanche, dans les « classes moyennes » se trouvent d’autres éléments dont les moyens pour réussir ne sont, de facto, pas les mêmes…

En effet, c’est la raison pour laquelle l’UNI Toulouse s’est engagée dans ces élections, dans l’espoir de porter un message de courage envers les classes moyennes oubliées : que nous arrêtions d’oublier les classes moyennes, ces étudiants dont les parents « gagnent trop » pour postuler à une bourse sur critères sociaux et qui ne gagnent pas assez pour financer à 100% leurs études, ce qui inclut les dépenses liées aux études, au logement et à l’alimentation. C’est forte de ce constat touchant la majorité des étudiants, et au contact des étudiants sur le terrain en prenant le temps de discuter avec eux, que l’UNI a souhaité proposer une idée claire dont elle fera un combat lors de son mandat :

  • Rétablir les bourses au mérite intégralement, et les faire muter sans critères sociaux, afin que chacun puisse en bénéficier sans prendre en compte les revenus de ses parents qui ne font en rien changer la réussite à l’école
  • Ouvrir le logement au secteur privé afin d’élargir le bassin locatif. L’idée est simple : permettre à chaque étudiant n’ayant pas accès aux résidences du CROUS de tout de même avoir accès à des logements agréés par le CROUS sur des critères simples : loyer modéré, exonération de la taxe d’habitation, APL et facilité d’accès (garanties…).
  • Permettre à l’étudiant de se nourrir où il le souhaite au « prix du CROUS », ce qui implique un ticket restau U admissible au CROUS, dans les restaurants et supermarchés.

Pour mener tous ces projets, l’UNI sera représentée par Romain Saint-Joan, étudiant en deuxième année de licence en Droit à l’Université Toulouse 1, très investi en politique et renseigné sur les matières en jeu. C’est sous l’impulsion de la présidente de la section – décidée à faire bouger les choses et les lignes – que seront menées des discussions autour des projets proposés, afin de rendre réaliste leur réalisation sur le terrain toulousain et midi pyrénéen et de proposer au conseil d’administration des projets viables.

La présidente, Marie Glinel, souhaite en effet renforcer la préparation et la formation des élus à une compréhension globale des enjeux universitaires, ainsi que la responsabilisation de chacun des membres actifs de cette association par la réalisation de projets faisant rayonner leur ville, leur pôle universitaire. C’est en associant les savoirs et la singularité de chacun que l’UNI Toulouse parviendra à rayonner et s’imposer comme un centre d’impulsion de projets et de réalisation d’une œuvre : celle de la prise en compte de la liberté, de la responsabilité, du mérite et de l’excellence dans la vie de chaque étudiant !

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