Des armes de guerre dans le squat des Arènes, le RAID intervient à Toulouse

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Plus de 400 personnes, pour la plupart des clandestins vivent en toute illégalité dans un squat des Arènes, depuis novembre 2015. Mais en ce début de l’année, la situation empire : des riverains affirment avoir aperçu des armes de guerre, obligeant le RAID à intervenir. 

C’est actuellement le plus grand squat connu de l’agglomération Toulousaine. 400 personnes vivent au fond de l’impasse des Arènes dans quatre bâtiments et deux hangars, propriété de la banque Natixis, transformés depuis l’hiver dernier déjà, en favelas. Bulgares, roumains, marocains et quelques français cohabitent dans des conditions plus que précaires, dans l’illégalité la plus totale.

Occupé depuis novembre 2015, l’affluence n’a fait qu’augmenter depuis ce temps. Malgré l’avis favorable à l’expulsion rendu par la justice, la préfecture ne veut pas « brusquer les choses ». Pourtant la situation est de plus en plus délétère. Vols, bagarres et maintenant armes à feu.

Des coups de feu et des armes de guerre

« J’ai entendu des coups de feu. J’ai vu des personnes avec une kalachnikov, un fusil de chasse, une batte de base-ball et un pistolet. Le RAID est venu. » explique un riverain au quotidien La Dépêche.

Dans la nuit de dimanche à lundi, l’antenne locale du RAID est intervenu au sein du bidonville. Ils ont été pris à partie par une vingtaine d’individus cagoulés alors qu’une interpellation était en cours. Mais les policiers d’élite n’ont retrouvé aucune arme dans le squat. Pourtant les habitants du quartier sont formels et s’inquiètent pour leur sécurité et celle de leurs enfants : « Nous avons vu ces armes. C’est très inquiétant. Imaginez qu’un gamin ou n’importe qui passe à côté au moment où ils tirent ! »

 

5 Commentaires

  1. […] Cela fait plusieurs mois que les autorités publiques ont été alerté sur cette situation plus que préoccupante. Les 400 personnes squattant illégalement ce bâtiment, au fond de l’impasse des Arènes sont pour la plupart des clandestins venus du Maroc, d’Afghanistan, de Bulgarie… Au vu des infrastructures plus que vétustes, le drame était devenu inévitable, surtout depuis que la population ait doublé sur les lieux depuis un an. Heureusement, le drame humain a été évité, mais jusqu’à quand ? Cet incident doit permettre aux autorités locales de prendre des décisions nécessaires afin d’évacuer le squat. En décembre, le RAID est intervenu après des tirs répétés d’armes à feu. […]

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