Julien Leonardelli : « Marine Le Pen remettra de l’ordre dans ce désordre »

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A moins de deux mois du premier tour des élections présidentielles, Infos-Toulouse part à la rencontre des représentants des candidats. Adversaires, programme, sujets locaux, organisation rien ne sera épargné. En tête des sondages, Marine Le Pen bénéficie d’une dynamique sans précédent dans l’histoire de la Ve République. Julien Leonardelli, secrétaire départemental du Front National nous a accueillis dans ses bureaux de l’hôtel de région.

Malgré la monopolisation du débat politique sur le thème des affaires judiciaires concernant les candidats dans les médias, Julien Leonardelli ne constate pas la même préoccupation de la part des électeurs sur le terrain. Sur les marchés « soit on ne nous en parle pas, soit ils ont compris que c’est de l’enfumage, que le système cherche à entacher la candidature de Marine Le Pen ». Pour expliquer la multiplication des affaires il dénonce « une chasse aux sorcières ». « Il faut regarder si la personne fait son boulot, que ce soit la fille, le voisin, le chat. La question que je me pose est : Pénélope Fillon aussi bien la fille de Kader Arif font-elles leur travail ? ». Le plus important chez François Fillon « c’est son programme social, la destruction du système social construit par les Français et envié par le monde entier ».

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« Sur le terrain on parle de fond, de concret. On vient nous parler de retraite, de pouvoir d’achat, de travail, d’agriculture, d’identité, de terrorisme… » constate le secrétaire départemental. L’équipe de campagne est composée de 27 responsables de cantons qui ont pour mission d’organiser les traditionnelles tâches militantes : le tractage, le boîtage, le collage des affiches. « Cela permet aux français de rencontrer des représentants de Marine Le Pen ».
Mais le point d’orgue de la campagne en Haute-Garonne sera le grand meeting de la candidate au Zénith de Toulouse, le 15 avril prochain à 15 heures. Un rendez-vous à une semaine du premier tour que les militants de toute la région comptent bien honorer. Mais avant cela, elle se rendra à Rignac, samedi prochain pour une réunion publique auprès de ses sympathisants du pays Aveyronnais, toujours plus nombreux à rejoindre le camp patriote. En Haute-Garonne, Stéphane Ravier tiendra lui aussi un meeting à la salle du Sénéchal à Toulouse, le 18 mars à 18 heures. Bernard Monot donnera une conférence sur l’économie le 10 mars prochain, avant qu’une autre personnalité du mouvement vienne parler de géopolitique, fin mars.

Depuis l’ouverture de sa tournée des Zénith à Nantes dimanche dernier, la question de la sécurité des meetings de Marine Le Pen se pose, après les violents incidents qui ont eu lieu dans la ville bretonne. « Ces grands démocrates de gauche profitent du meeting pour donner un prétexte à la destruction, à la violence et mettre les villes en état de siège. Ce sont des scènes de guerre. Les milices d’extrême droite ont été dissoutes dans les cinq minutes… celles d’extrême gauche on attend toujours ! Il y a deux poids, deux mesures » analyse Julien Leonardelli. A Toulouse, la configuration du Zénith n’étant pas la même qu’à Nantes, « la sécurité sera assurée et l’accès plus facile, nos sympathisants ne risqueront rien ».

Sur les 144 engagements présentés à Lyon au début du mois de février, l’élu régional le résume ainsi : « Remettre de l’ordre dans tous les secteurs de la société ». A Toulouse, certains quartiers, comme la Reynerie se font remarquer par des attaques répétées sur des équipages de police, une manière pour ces bandes d’exprimer leur haine de l’Etat, de la France. Face à cette situation, Marine Le Pen propose de « réarmer les policiers pour revenir au niveau de 2007. Il faut soutenir nos forces de l’ordre pour en finir avec les accusations parfois outrancières lorsqu’elles se retrouvent incriminées, souvent à tort par des voyous ».
Plaque tournante de l’islamisme, Toulouse a le mauvais rôle de base arrière du djihadisme Français, voire Européen. Les concernant, la candidature propose « de déchoir de la nationalité et expulser tous les djihadistes étrangers ou binationaux. S’ils sont français, il faut les mettre hors d’état de nuire, il est temps qu’il y ait une sécurité renforcée, notre pays en a assez de panser les plaies de l’incompétence de nos politiques ». Le programme prévoit de fermer les mosquées ciblées par le Ministère de l’Intérieur, mais pas forcément de geler la construction de lieux de culte musulman : « Il est normal d’avoir des mosquées en France. Mais il faut s’assurer qu’il n’y ait pas de fonds étrangers qui financent ces projets. Seuls les fidèles doivent contribuer à la construction. Mais attention, il ne faut pas les comparer avec les Eglises. C’est notre patrimoine, notre identité, la religion qui a fait la France, leur présence est indiscutables, on ne peut pas dire que s’il y a des églises, il doit y avoir autant de mosquées ».

L’enjeu est profond pour les militants de Marine Le Pen, « il est temps de remettre de l’ordre dans ce désordre » disent-ils. « Le choix qui sera fait ne sera pas un choix pour cinq ans, mais un choix civilisationnel, pour nos enfants, nos petits-enfants. Soit on se laisse entrer dans le flot de la mondialisation, soit on sauvegarde nos spécificités qui font le charme de l’Europe, la France, la Haute-Garonne et de nos territoires ». Le choix qui s’impose aux Français le 23 avril et le 7 mai prochain est donc un clivage loin du classique Gauche-Droite comme on l’a si longtemps connu. Aujourd’hui les deux solutions sont claires : ou le patriotisme, ou le mondialisme. A l’expression « le village global contre la France historique » Julien Leonardelli acquiesce. « Le premier souhaite la disparition des frontière, la ratification du CETA, tandis que de l’autre côté nous voulons protéger notre savoir-faire, nos agriculteurs, nos productions. »
Le programme de la campagne :

10 mars : Conférence de Bernard Monot, parlementaire européen, sur le programme économique de Marine Le Pen.
18 mars :
Meeting de Stéphane Ravier, maire FN du 7e secteur de Marseille, à 18 heures, salle du Sénéchal.
Du 20 au 29 mars : Présentation à la presse de chaque candidat investis aux élections législatives.
Fin mars : Conférence sur le rôle de la France dans le monde, par un spécialiste de géopolitique.
15 avril :
Grand meeting de Marine Le Pen au Zénith de Toulouse à 15 heures.

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