Edwige Diaz : « Nous sommes le nouveau monde »

1
824
Edwige Diaz
Autour de la traditionnelle galette des rois organisée par le Rassemblement national 31, samedi 19 janvier, Edwige Diaz, conseillère régional Nouvelle-Aquitaine a appelé ses militants à s’engager pour les élections européennes.

Tirer les rois avant de récolter les voix. C’est dans cette optique que le Rassemblement national de Haute-Garonne organisait, samedi 19 janvier, la traditionnelle galette des rois à Toulouse. Une centaine de personnes est venue applaudir Edwige Diaz, conseillère régionale Nouvelle-Aquitaine et figure montante du parti de Marine Le Pen.

À quatre mois des élections européennes, qui se dérouleront le 26 mai 2019 et dans un contexte favorable où la liste menée par Jordan Bardella se dispute la première place avec La République en Marche au fil des sondages, le parti voit en ce scrutin « un enjeu majeur ». « Le clivage droite-gauche est terminé, aujourd’hui c’est le clivage des mondialistes représentés par Emmanuel Macron face aux nationaux que nous représentons », lance Edwige Diaz. Il est vrai que le Rassemblement national souhaite retrouver sa place d’opposant numéro un à la politique d’Emmanuel Macron, après une première année de mandat délicate où les porte-voix du parti étaient quelques fois aux abonnés absents. Depuis l’émergence des Gilets jaunes et des revendications qui les ont accompagnés, défendus depuis plusieurs années par Marine Le Pen, le RN semble être revenu à un rôle d’opposant incontournable.

Edwige Diaz : « L’Europe des nations doit être au cœur de nos préoccupations »

« En 2014 on nous avait expliqué le Front national n’arriverait pas à faire de groupe ». Depuis, il appartient au groupe Europe des Nations et des Libertés, composé de 34 élus, dont les Autrichiens du FPÖ, les Italiens de la Ligue du Nord, les Hollandais du PVV ou les Flamands du Vlaams Belang. « C’est un groupe qui arrive à peser dans les décisions et cette année en 2019 ce sera un groupe d’autant plus important qui fera son entrée, avance Edwige Diaz. Nous avons des alliés dans toute l’Europe, nous avons pour ambition de faire émerger de nombreux députés dont les partis n’étaient pas représentés ». De nombreux élus mais pas pour faire de la figuration, promet-elle : « Nous serons une véritable force de propositions, une minorité de blocage très performante, voire même peut-être majoritaire ».

Lire aussi : Européennes 2019 : Jeu d’échecs en Europe centrale

La liste des candidats du Rassemblement national a été dévoilée, le 13 janvier dernier lors de la Grande Convention à Paris. À sa tête, Jordan Bardella, âgé de 23 ans et originaire de la Seine-Saint-Denis (93), il devient le nouveau visage du parti dans un moment crucial : la première élection depuis sa refondation. Suit derrière : Hélène Laporte, nouvelle venue, conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine ; Thierry Mariani, ancien député Les Républicains ; Dominique Bilde euro députée sortante ; Hervé Juvin, essayiste ; Joëlle Mélin, députée européenne sortante ; Nicolas Bay, député européen sortant ; Virginie Joron, conseillère générale du Grand Est ; Jean-Paul Garraud, ancien député Les Républicains ; Catherine Griset, chef de cabinet de Marine Le Pen ; Gilles Lebreton, député européen sortant ;
Christiane Delannay-Clara, conseillère municipale à Saint-François en Guadeloupe.

Un début de liste qui regroupe députés sortants, recrue de marque, personnalités internes du parti. Le reste de la liste devrait être annoncée dans les prochaines semaines. Pour Edwige Diaz, Marine Le Pen a tenu sa promesse. « Marine nous avait promis qu’elle ferait venir des personnes de qualité sur notre liste. C’est ce qu’elle a fait puisqu’elle a ouvert la porte à des politiques reconnus comme Hervé Juvin, Jean-Paul Garraud ou Thierry Mariani. » 

Une élection plus locale que ce qui ne paraît

« L’Europe s’occupe de tout aujourd’hui », prévient la conseillère régionale. Hors de question de ne pas se sentir concerner par des élections qui connaissent traditionnellement un désamour de la part des électeurs tant Bruxelles paraît bien lointain des mairies. « Elle s’occupe de sujets qui ont un véritable impact dans le quotidien des français. Je pense à l’immigration dont les quotas sont décidés à Bruxelles et font venir les clandestins dans les campagnes. Je pense à l’enseignement avec la directive ELCO qui fait la promotion des langues et des cultures d’origine dans les classes, comme l’arabe. Je pense à la chasse avec la directive Oiseaux, à l’agriculture avec la PAC qui n’est pas absolument pas au service des agriculteurs français. » 

Lire aussi : « Au nom de quoi nous ne pourrions pas réorienter l’Union européenne ? »

« Remettre la priorité nationale et surtout faire revivre la France », c’est le leitmotiv de l’engagement d’Edwige Diaz auprès de Marine Le Pen et les deux mots d’ordre de la campagne engagée par le Rassemblement national pour ces élections européennes.

Propos recueillis par Étienne Lafage.  

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Ecrivez votre commentaire
Entrez votre nom