« Tous s’accordent pour une remise à plat de ce système corrompu »

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Muret
Crédit photo : Gilets Jaunes Muret
Les valeurs originels des Gilets Jaunes survivent sur le rond-point de Muret. Non-violent, convivial, ce groupe se réunit tous les samedis et ne se laissent pas faire face aux récupérations et intimidations de militants de Gauche. 

Loin de la récupération de la Gauche et des casseurs qui défilent tous les samedis dans le centre-ville de Toulouse, un petit groupe de Gilets jaunes subsistent sur le rond-point de Muret Nord. Non-violents, réunissant toutes sensibilités politiques et ayant gardé l’esprit du 17 novembre, ils sont une centaine à se réunir chaque samedi dans une ambiance conviviale et familiale.

Infos-Toulouse : Comment s’est passé ce dix-huitième samedi sur le rond-point de Muret ?
Marie : Comme d’habitude, les Gilets Jaunes de Muret non-violents se sont réunis au rond-point de Mercedes, dans une ambiance pacifique et conviviale, avec un passage d’un groupe de motards dans la matinée en marque de soutien. Une envie toujours présente d’informer, et de transmettre nos revendications aux Muretains. Les klaxons des automobilistes sont de plus en plus nombreux chaque samedi.

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Quelles sont les principales motivations des Gilets jaunes du Muretain ?
Sur le rond-point, beaucoup de retraités et de personnes en handicap, et donc, des revendications légitimes, la réindexation des retraites sur l’inflation, la revalorisation de l’Allocation Adultes handicapés. En règle générale, une augmentation du pouvoir d’achat, avec des économies à effectuer sur d’autres postes comme l’évasion fiscale… Tous s’accordent pour une remise à plat de ce système politique corrompu, où le peuple participerait aux prises de décisions, avec plus de démocratie.

Vous avez vous-même organisé un grand débat, c’est le signe d’une incapacité du gouvernement pour le mener ? Quel bilan en tirez-vous ?
Un débat citoyen a été organisé par les Gilets Jaunes de Muret. La raison ? Une grande frustration de la majorité qui souhaitait s’exprimer dans un débat démocratique où la parole fut libre et les thèmes différents. Un vrai exercice démocratique ! Le nombre de participants, plus d’une centaine, un mercredi soir, et le nombre d’interventions démontrent un malaise, un véritable appel au secours. Les débats organisés par le parti en Marche de la région, ont fait un véritable flop. Les Français ont bien compris qu’il s’agissait d’un alibi pour gagner du temps, avec à la clé, aucun changement de cap et des mesurettes.

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Depuis le début du mouvement, contrairement à Toulouse, il n’y a eu aucun fait de violence à Muret. Les Gilets jaunes des périphéries seraient-ils différents de ceux de Toulouse et des métropoles ?
Effectivement, aucun fait de violence à Muret, en périphérie, on retrouve les valeurs saines du 17 novembre, avec une volonté de se battre contre l’injustice fiscale et sociale. Ce mouvement social est né d’ailleurs d’une colère dans ces zones périphériques et non dans les grandes métropoles. Nos revendications sont légitimes, notre but n’est pas de semer le chaos, mais au contraire, influer nos idées pour construire un pays nouveau.

Avez-vous eu des pressions et des tentatives de récupérations de la part de militants politisés sur votre point de blocage ?
Depuis 4 mois, nous avons subi des pressions de certains groupes, et partis politiques, CGT, France Insoumise..etc. Ils tentent de récupérer ce mouvement social alors, que justement, les Gilets Jaunes ont vu le jour, à cause de leurs incompétences et inactions. Pendant que certains prônent la tolérance en vidant les ronds-points, et en monopolisant le mouvement à Toulouse, nous l’appliquons à Muret, en démontre, la diversité des tendances politiques différentes des Gilets Jaunes.

Qu’est ce qui vous différencie des autres points de Haute-Garonne ?
À Muret, nous avons tous un but commun et des valeurs partagées, avec une grande solidarité. C’est la famille jaune, nous sommes liés les uns aux autres. Si l’un d’entre nous tombe, l’autre le relève. La pérennité du rond-point est aussi dû à une volonté commune de ne pas être récupérer par un parti politique ou un syndicat.

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Comment avez-vous réagit aux violences et dégradations commises à Paris ce week end ?
On ne cautionne pas une telle violence. Ce samedi, a démontré l’incompétence du gouvernement. Un président au ski, un ministre de l’Intérieur plus à l’aise en boîte de nuit que pour donner des ordres, pour arrêter en amont de la casse, les Blacks Bloc. Peu de tirs de LBD, on remarquera, alors que les Gilets Jaunes sont arrêtés avant d’arriver sur le lieu de manifestation, gazés, éborgnés… Il n’y aucune volonté politique d’arrêter ces anarchistes qui n’ont aucune revendication à par la casse, ainsi, il est plus aisé pour le gouvernement de créer un amalgame avec les Gilets Jaunes et promulguer la loi anti-casseur qui vise les opposants politiques.

Propos recueillis par Étienne Lafage.

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