« Notre rôle est d’œuvrer pour le pays réel »

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Pays réel
Colloque de Civitas lors de la fête du Pays réel en 2018.

Samedi 30 mars, le pays réel se donne rendez-vous à Rungis, dans la banlieue parisienne pour mettre à l’honneur « la France des terroirs et des clochers ».

Pour la troisième édition consécutive, le parti politique catholique Civitas organise son grand rendez-vous annuel près de Paris, la Fête du Pays réel. Une notion inspiré du penseur de droite Charles Maurras, qui l’oppose au pays légal. Jacques Chevalier, secrétaire national aux élus et responsable de la section Languedoc de Civitas explique cette opposition. « Le pays légal c’est l’idéologie révolutionnaire, la République. C’est une liberté abstraite qui laisse seul l’individu contre l’État. C’est ce qui a donné la grande période de misère au XIXe siècle. De l’autre côté, le pays réel ce sont les libertés locales des provinces. Il respecte les libertés concrètes. »

Le mouvement Civitas a d’ailleurs inscrit ce concept au centre de son programme. Le pays réel c’est aussi « une philosophie réaliste », inspirée de saint Thomas D’Aquin et d’Aristote qui s’oppose aux Lumières. Le pays réel, c’est défendre l’enracinement, l’identité contre le déracinement. « Les provinces françaises défendent les libertés locales, à l’inverse des départements conçus avec des objectifs égalitaristes »

Vers une région Europe ? 

Jacques Chevalier s’inquiète d’une continuité mondialiste. « Les nouvelles régions sont les futures départements de la Région Europe. Nous allons vers des régions transfrontalières pour gommer les frontières nationales. C’est la mise en oeuvre d’un gouvernement mondial guidé par l’idéologie révolutionnaire ». Le cadre de Civitas s’appuie sur ces chiffres : « 80% des lois françaises sont votées en amont à l’Union européenne ». 

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Autre combat, celui contre la haute finance internationale. « Les Français travaillent pour payer les banques privées », dénonce Jacques Chevalier. « Nous devons abroger la loi de 1973 qui créé un endettement phénoménal des États. Aujourd’hui l’économie est au dessus du politique ». 

Le pays réel c’est aussi « le respect de la loi naturelle ». Civitas demande l’abrogation de la loi autorisant le mariage homosexuel et l’instauration de la théorie du genre. Il s’oppose également au « laïcisme, qui dit que toutes les religions se valent, disent vraies ». « Le Pays réel est dans la vérité. Il reconnaît l’existence de Dieu et prône le rétablissement de l’État catholique ». Le parti catholique promet l’abrogation de la loi 1905, contre une laïcité qui « détruit le catholicisme ». « À ceux qui pensent que la laïcité serait un obstacle à l’islam ils font erreur. Le véritable obstacle à l’islam est le catholicisme », avertit Jacques Chevalier. 

« Mettre à l’honneur la France des terroirs et des clochers »

Pour la troisième édition, la Fête du pays réel s’attend à recevoir autour de 1500 personnes venues de toute la France. De nombreux stands sont prévus dans les allées du hall de Rungis. Des artisans, des producteurs, des sections locales de Civitas, des associations, des fédérations, des éditeurs, des congrégations religieuses et des sculpteurs. Parmi les écrivains invités, Jean-Marie Le Pen est d’ailleurs annoncé. 

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Civitas peut également s’appuyer sur une réseaux d’une cinquantaine d’élus à travers toute la France. « Notre rôle aux municipales est de fonder des îlots de chrétienté. Travailler local c’est œuvrer pour le pays réel ». Civitas n’aura pas de liste aux élections européennes mais encourage tous ses sympathisants à monter des listes ou s’ajouter à une liste déjà constituée. « Les élections municipales sont un vrai enjeu pour les petites communes rurales. Nous devons reconquérir des responsabilités et servir le bien commun »

À Rungis, autour des stands, un colloque se tiendra en compagnie de Jean-Yves Le Gallou, Pierre Hillard, l’abbé Chottard et Alain Escada, sur le thème du « Grand remplacement ». Les portes sont ouvertes tout le samedi, de 10 heures à 18 heures à l’Espace Jean-Monnet. 

Étienne Lafage. 

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