Le maire de Toulouse nommé chef coutumier ivoirien

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Jean-Luc Moudenc a enfilé le costume de chef coutumier ivoirien, dimanche 21 avril 2019, à Toulouse. ©Twitter JL Moudenc.
Jean-Luc Moudenc s’est rendu au gala de l’association France Côte d’Ivoire, dimanche 21 avril, à Toulouse. Nommé chef coutumier ivoirien, le maire de Toulouse a enfilé le costume traditionnel. 

Maire de Toulouse et chef coutumier ivoirien. C’est le nouveau statut de Jean-Luc Moudenc, depuis le gala annuel de l’association France Côte d’Ivoire Occitanie, dimanche 21 avril. Réunis en la salle Lafourguette, le maire LR, accompagné d’autres élus, a laissé son costume au placard et a enfilé la tenue traditionnel du chef coutumier ivoirien. 

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Sur Twitter, Jean-Luc Moudenc s’est dit « honoré d’avoir reçu les attributs d’un chef coutumier africain ». 

Qu’est-ce qu’un chef coutumier ? 

Au pays, la fonction n’est pas qu’honorifique ou folklorique. Durant les années 1880-1890, lors de la colonisation de l’Afrique, le terme de chef coutumier était utilisé pour désigner tous les dirigeants africains, du sultan aux chefs de lignage des ethnies. Les chefs coutumiers jouent deux rôles : il remplit les fonctions de juge traditionnel et les fonctions que le gouvernement lui délègue. La plupart du temps, les justiciables s’adressent à leurs propres chefs coutumiers pour trouver la meilleure solution à leurs conflit. Jusqu’à nos jours, le chef coutumier intervient dans les relations socio-judiciaires. Autre fonction, il s’assure que les transactions où les questions d’affaire respectent le droit coutumier et ne vont pas à l’encontre des traditions de l’ethnie. 

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En 2014, les députés ivoiriens ont voté une loi qui institue une Chambre dédiée aux chefs traditionnels. Cette loi reconnaît les chefs traditionnels comme des interlocuteurs et des partenaires du Gouvernement. L’assemblée est censée se réunir une fois par an. Jusqu’à présent, un arrêté datant de la colonisation en 1934, donnait pour simple rôle celui du gardien de la tradition. 

Étienne Lafage. 

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