Le 2 mai 1944, les alliés bombardaient Toulouse

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L'avion Halifax était un pionnier des bombardiers britanniques.
Pourtant épargnée jusque là par la guerre, les Toulousains connaissent l’horreur et l’angoisse du conflit mondial dans la nuit du 6 avril 1944, lorsque les alliés bombardent la ville. En quatre temps, les bombes britanniques coûteront la vie d’une soixantaine de Toulousains. 

Pourtant éloigné du front, Toulouse a subit des dégâts durant la Seconde guerre mondiale. À la veille de la « libération » de Toulouse, le 19 août 1944, les bombardiers alliés ont effectué plusieurs raids sur des sites stratégiques de la ville, alors aux mains des Allemands. Les victimes, elles, sont bien Toulousaines. 

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Dès le 6 avril 1944, une quarantaine de bombardiers anglo-américains survolent Toulouse et visent les usines de Montaudran et de Saint-Martin du Touch. Partis d’Afrique du Nord, les appareils ont gagné Toulouse à une altitude de 1 500 mètres. Dès minuit, c’est trois quart d’heure auxquels la ville rose se voit la proie des bombes alliées. Des engins allant jusqu’à 2 000 kilogrammes. Il ne reste que des décombres, 1 000 sinistrés et 22 morts. 

Voir le reportage d’époque sur l’INA

Bilan des alliés : 4 raids, 67 morts

Un mois plus tard, dans la nuit du 2 au 3 mai, une centaine de bombardiers refont irruptions dans le ciel de la ville. Ils visent la Poudrerie, la gare Raynal, Saint-Martin du Touch, l’Arsenal et le pont d’Empalot. Les bombardements sont imprécis et de multiples projectiles s’écrasent un peu partout dans le quartier Matabiau. Cette nuit là, 45 Toulousains perdent la vie. 

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Ils reviennent aussi nombreux, le 25 juin suivant, s’en prenant cette fois aux aérodromes militaires allemands à Blagnac et Francazal. Aucune victime n’est à déploré, tout comme le 12 août où le quatrième et dernier raid est mené. Les dépots d’essence sont détruits et les Allemands quitteront Toulouse les 19 et 20 août 1944. 

Étienne Lafage.

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