Saint-Bertrand de Comminges, le « Mont Saint-Michel des Pyrénées »

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Saint-Bertrand de Comminges
Façade sud de la cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges. © Wikipedia.
Les ruines de l’antique cité romaine de Lugdunum Convenae, du village médiéval et de sa cathédrale, témoignent de l’importance de Saint-Bertrand de Comminges depuis la nuit des temps.

La cité, connue sous le nom de Lugdunum Convenae dans l’Antiquité, renferment des vestiges d’un temple, d’un forum, d’un théâtre, de thermes, d’un portique et d’un marché datant de la première moitié du IIe siècle après J-C.

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La cathédrale Sainte-Marie de Saint-Bertrand de Comminges, avec son architecture romano-gothique, imposant sa lourde statue, ses vitraux de la Renaissance, des stalles sculptées et des orgues du XVe et XVIe siècle, atteste de la cité épiscopale. Elle est classée à l’Unesco au titre des chemins de Saint Jacques de Compostelle. Elle abrite le tombeau de Saint-Bertrand.

La cité d’un saint homme

Au XIe siècle, Saint-Bertrand, fils du seigneur de L’Isle-Jourdain et petit-fils du comte de Toulouse, tandis que l’Église menait un dur combat, demanda son admission à la cathédrale Saint-Étienne. Très vite, la réputation du jeune chanoine dépassa les limites toulousaines, et à la mort de l’évêque commingeois, le peuple lui proposa l’épiscopat. Ce fut quarante années d’épiscopat, consacré à l’évangélisation de son peuple mais aussi à la participation de différents conciles.

Saint-Bertrand de Comminges
Fresque de la cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges. Clément V transportant le reliquaire de saint Bertrand.

Formé dans l’esprit de la réforme grégorienne, il améliore les conditions de vie de la population en développant l’agriculture, l’élevage et le commerce. Il entreprend l’édification de la cathédrale et du cloître sur les ruines d’un premier monument religieux. À sa mort en 1123, le peuple le vénéra immédiatement comme un saint et lui demanda ses grâces. En effet le Livre des miracles répertorie une quinzaine de miracles réalisés par saint Bertrand de son vivant. Il fut canonisé en 1218 et c’est à partir de ce moment que la cité pris le nom de Saint-Bertrand de Comminges.

Le crocodile de Saint-Bertrand de Comminges

La cathédrale porte sur l’un de ses murs un crocodile naturalisé, fixé par des anneaux de fer. À première vue, cela peut sembler surprenant mais il représente le reptile légendaire de Saint-Bertrand. D’après la légende, il existait un monstre avant son arrivée ; pour se débarrasser du reptile, il alla à sa rencontre et armé de sa crosse épiscopal, il toucha sa tête et le reptile devient plus docile qu’un agneau. Ce récit semble symboliser tout simplement la lutte du bien contre le mal.

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Un autre récit suppose qu’il aurait été rapporté par un croisé de Comminges, qui serait parti en Terre sainte à la suite de Saint-Louis.

Visite de Saint-Bertrand de Comminges, à 1h30 de Toulouse

Chaque année, au début du mois de mai a lieu la grande fête du jubilé de saint Bertrand de Comminges.

Horaires :

– Mai : 10h/18h
– Juin/Juillet/Août : 10h/19h

Tarifs :

– Tarif individuel adulte : 5 euros
– Tarif individuel enfant : 1,50 euros (gratuit pour les moins de 12 ans)
– Tarif étudiant, chômeurs et personnes à mobilité réduite : 2,50 euros
– Tarif groupe adultes (à partir de 10 personnes) : 3 euros
– Tarif groupe scolaire : 1,50 euros

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