Agriculteurs : 5 suicides en deux mois dans le Gers

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Manifestation des agriculteurs sur la rocade de Toulouse, le 7 février 2018. Crédit photo : M.V / Infos-Toulouse

On le sait, un agriculteur se suicide tous les deux jours en France. Et ces chiffres touchent particulièrement certaines zones agricoles. Le département du Gers a vu ces deux derniers mois, cinq de ses agriculteurs mettre fin à leur vie, révèle La Dépêche du Midi

C’est de loin, le secteur d’activité le plus touché par les suicides. Pourtant, le métier d’agriculteur est l’un des plus populaire dans le cœur des Français. 85% ont une très bonne image de la profession, jugeant les agriculteurs « courageux, passionnés et utiles ». 

Des agriculteurs de plus en plus seuls

Le mal est profond parmi les agriculteurs qui travaillent en moyenne plus de douze heures par jour, sans prendre de vacances, mais qui n’arrivent plus à vivre de leur terre. Menacés par la faillite, parfois esseulé et abandonné, surchargés administrativement… Certains craquent. 

Lire aussi : Agriculteurs en colère : « Nous sommes déterminés »

Dans le département du Gers, trois agriculteurs se sont suicidés en mai, deux en avril. Le Groupe amitié action en milieu rural (GAAMIR), une association pour le soutien aux agriculteurs en difficulté, se reforme et menace de porter plainte contre la préfecture pour « non-assistance à personne en danger », si un autre agriculteur venait à se suicider. 

4 Commentaires

  1. Je suis malade pour les agriculteurs , mais ce n’est pas la première fois que j’en parle ,j’aimerai tant de pouvoir acheter de légumes de nos agriculteurs
    mais on vend plus facilement ceux qui viennent d’autres pays , et oui l’alimentation et loin d’être meilleurs dommage pour la santé du peuple ; mais que faire puisque l’on nous vend pas les légumes de chez nous , c’est une vrai misère ?

  2. en effet, les signes de souffrance mentale due au contexte socio-économique de l’agriculture sont fréquents, dont notamment un excès de risque de décès par suicide chez les travailleurs du secteur agricole. L’isolement géographique et social ou encore le faible revenu des exploitants agricoles accroissent les exigences et des pressions psychologiques exercées sur le psychisme de l’agriculteur. L’excès de charge mentale qui en résulte génère des conditions de travail stressantes, responsables de risques psychosomatiques, conduites addictives et somatisations (maladies cardio-vasculaires, troubles musculo-squelettiques, troubles gastro-intestinaux, états d’anxiété et dépressifs, suicides…).: http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=589

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