Roms : le camp de Malepère laisse place à une inquiétante pollution

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Une partie des ordures laissés par les roms après leur départ du camp de Malepère. © roms-malepere-toulouse.yo.fr
Les roms du camp de Malepère se sont enfuis, laissant derrière eux un terrain dans un état inquiétant, tant humainement qu’écologiquement. 

Le calvaire n’est pas totalement fini pour les riverain de l’ancien camp de roms basé pendant un an à Malepère. Installé en juillet 2018, les quelques dizaines de clandestins se sont volatilisés dans le week-end du 15 au 16 juin 2019 sans que les forces de l’ordre n’aient à intervenir. La fin d’un long cauchemar pour les voisins qui pensaient cette histoire derrière eux. Mais les conséquences sont toujours visible un demi-mois après le départ des squatteurs. 

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Pour le collectif des riverains, « le maire et le préfet continuent de ne rien faire pour nettoyer le terrain occupé illégalement depuis presque un an ». Les riverains vivent désormais entourés de rats et des « immondices des roms ». Matières fécales, verre, plastiques, matériels électroniques, fer, cumulus, piles et batterie… La liste est longue, les conséquences humaines et écologiques sont notables et l’inaction de la mairie contraste avec la campagne « Toulouse ville verte » menée par Jean-Luc Moudenc. 

Allô Toulouse et Médecin du monde pointés du doigt

Allô Toulouse, le numéro de téléphone municipal pour répondre à la détresse des habitants, a brillé depuis plus d’un an par son absence de réponses aux habitants du quartier Malepère. « À nous de nous débrouiller avec le propriétaire du terrain nous disent-ils », déplorent le collectif sur son site. Et Médecin du monde, l’ONG « humanitaire » qui a soutenu et protégé les squatteurs durant leur présence, répondent à leur tout que « ce n’est pas leur problème si nous vivons dans l’insalubrité à notre tour », rapporte les riverains. 

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Le collectif demande à Jean-Luc Moudenc de « nettoyer dans les meilleurs délais le terrain situé au 2 chemin de Malepère et ses abords ». Et pas qu’à moitié. « Il doit être totalement dépollué et nettoyé. Une dératisation doit être effectuée immédiatement dans tout le secteur », somment les habitants qui voient les rats les « coloniser ». « Nous ne lâcherons rien », préviennent-ils.  

Retrouvez les images des « vestiges » du camp de roms sur le terrain de Malepère

 

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