Aïd el kebir : « 200.000 moutons » seront égorgés, selon Alain de Peretti

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Mouton Corentin au Salon de l'agriculture 2014. © WIkipedia

Des milliers de moutons vont être égorgés. C’est la tradition lors des fêtes de l’Aïd el Kebir célébrés par les musulmans du 11 au 15 août 2019. Un acte de cruauté cultuel qui provoque la colère de défenseurs de la cause animal.

En première ligne contre cette sanglante tradition de l’Aïd el Kebir, se trouve Alain de Peretti, président de l’association Vigilance Halal. Vétérinaire à la retraite, il s’est d’abord intéressé à l’abattage rituel pratiqué par les musulmans qui « prend de plus en plus d’importance », puis à la loi islamique. « Je me suis vite rendu compte que le halal c’est la charia, et que ça allait beaucoup plus loin ». Alain de Peretti s’est alors intéressé au halal dans sa globalité et œuvre à faire comprendre qu’il s’agit « d’un vecteur et d’un marqueur de l’islamisation ». Comme le dit Eric Zemmour, « une boucherie halal c’est du commerce, dix c’est une colonisation » !

Infos-Toulouse : Les musulmans célèbrent en ce moment l’Aïd el Kebir, qu’est ce que cette fête ?
Alain de Peretti : C’est en souvenir du sacrifice d’Isaac, par son père Abraham, demandé par Dieu et remplacé par un bélier au dernier moment (livre de la Genèse). Les musulmans disent que c’est Ismaël, autre fils d’Abraham avec sa servante Agar, prenant ainsi de grandes libertés avec les sources… Ce rituel est une forme archaïque de culte sacrificiel, présent dans de nombreuse religions essentiellement primitives, qui préfigure le sacrifice définitif de l’agneau parfait qu’est le Christ, sacrifice renouvelé de façon non sanglante à chaque messe. Même ceux qui ne sont pas chrétiens sont en mesure d’y voir un progrès essentiel ! Là on peut parler d’une « liturgie sanguinaire » pour une divinité assoiffée…

Combien de moutons vont-ils être égorgés en France ? Sommes-nous face à un phénomène croissant ?
Il est difficile d’avoir un chiffre précis car il y a un taux incompressible d’abattages sauvages, on estime à plus de 200.000, en nombre croissant, sans faire de jeu de mot ! Quelques musulmans essaient de dire qu’on peut remplacer ce sacrifice par un don aux pauvres mais ils sont inaudibles et on peut soupçonner certains d’entre eux d’enfumage.

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L’abattage de ces moutons se fait-il généralement dans les règles ?
Dans les règles du halal, oui ! C’est à dire sans étourdissement et par égorgement large, soit une demi décapitation. Mais ces règles sont en contradiction avec les lois sur la protection animale et les règles d’hygiène de base. Il y a une dérogation, mais les inspecteurs vétérinaires réquisitionnés sont très « cool » vis à vis d’une population très ombrageuse… Sur le terrain c’est du grand n’importe quoi ! Il ne faut pas se borner à la lecture de la littérature administrative où tout est prévu… sur le papier.

D’où proviennent ces bêtes ?
Le mouton de l’Aïd doit être un mâle d’un an au moins d’un modèle spécial et comme il n’y en a pas assez en France, beaucoup sont importés de régions au statut sanitaire déficient comme la Roumanie qui sert de plaque tournante à des trafics .

Comment expliquez-vous le silence des écologistes et défenseurs de la cause animale sur ce sujet ?
Ils ne veulent pas s’attirer la moindre accusation d’islamophobie pour la plupart. Et pour les plus radicaux, en général appartenant à des mouvements vegans et antispecistes, par complicité idéologique de « convergence des luttes », anticoloniales, LGBT, antiraciste et j’en passe. Ils ne s’en cachent même pas.

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Dans quelles proportions la viande halal est-elle distribuée en France ? Est-ce inquiétant ?
On estime à plus de 60 % la part de la viande halal en France. Tout le monde mange du halal sans le savoir et cela participe à l’accoutumance de notre société à la charia. C’est un puissant moyen de contrôle social des salafistes sur les populations musulmanes et « l’halalitude est le prélude à la dhimmitude ».

Propos recueillis par Étienne Lafage. 

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