Les produits de l’abbaye Notre-Dame du Pesquié : des pépites à découvrir

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Pesquié

Arrivées en 1990 dans la ferme du Pesquié située au cœur des Pyrénées, les cinquante-trois bénédictines qui y vivent aujourd’hui ne chôment pas, loin de là !

Entre travail et prière, elles partagent leur quotidien au rythme de la règle de saint Benoît, Ora et labora. Pendant que certaines travaillent au potager et à la traite, d’autres s’activent à la fromagerie, à la pâtisserie, ou encore à la reliure ou la couture. On part faire un tour des ateliers ?

Le fromage, de la traite à la cave

Si vous êtes un amateur de bons fromages, peut-être avez-vous déjà croisé le chemin de l’un de ceux de l’abbaye du Pesquié en vagabondant sur un marché pyrénéen. Parce qu’effectivement, ils sont fameux ! Avec un troupeau d’une vingtaine de vaches et équipées depuis 2012 d’un équipement très moderne, les sœurs fabriquent de A à Z une tomme qui a notamment été médaillée au concours national de la Tomme des Pyrénées au lait cru en 2016. Le Saint-Paterne, quant à lui, est un fromage à pâte molle dont seules les bénédictines du Pesquié ont le secret. Pour leurs fromages, mais aussi leur beurre, faisselle et autres fromages blancs, les sœurs ont obtenu le label BIO en 2014. Faire un bon fromage en sauvegardant la planète, c’est mission réussie pour l’abbaye du Pesquié !

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Les sœurs du Pesquié ont inventé la recette du Saint-Paterne et gère toute sa fabrication. © Divine Box

Confitures et confiseries : aux fourneaux !

Pendant ce temps-là, à quelques mètres de la fromagerie, d’autres moniales s’affairent à la cuisine. Leurs spécialités culinaires ? Le pain d’épices et la confiture. La plupart de leurs nombreuses confitures sont faites avec les fruits du potager… La confiture pastèque 2 agrumes par exemple est fabriquée avec les pastèques jaunes cultivées par les sœurs. Quant à la confiture de tomates vertes, certains clients viennent spécialement au magasin de l’abbaye pour la trouver ! Mais les cuisinières de l’abbaye ont bien d’autres recettes en réserve, et l’atelier de confiserie du monastère a de quoi ravir tous les gourmands : meringues, sablés, cakes, madeleine, financiers… Et pour les enfants, impossible de résister au Tartipomme, une compote à tartiner unique en son genre, préparée avec les pommes du verger. Étant donnée la quantité de fruits utilisée aux fourneaux, une sœur travaille à temps plein au potager et reçoit l’aide d’environ quatre autres qui se relaient chaque jour.

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Pesquié
Les pots de confiture sont vendus directement au magasin de l’abbaye. On peut également les trouver sur des marchés alentours.

De la reliure à la céramique : des doigts de fée pour des produits de qualité

Mais l’abbaye du Pesquié n’émerveille pas que les papilles : c’est aussi un plaisir des yeux quand on s’approche des ateliers de reliure, de céramique et de couture. À la reliure, quelques bénédictines de la communauté relient des livres d’art et restaurent des ouvrages anciens avec des papiers qu’elles fabriquent elles-mêmes. Grâce à une technique traditionnelle de fabrication de papier « à la cuve », les sœurs travaillent sur commande. Pour terminer un livre, il faut environ sept heures : c’est qu’il en faut de la rigueur, pour obtenir des ouvrages pareils ! Un « travail de bénédictin » pourrait-on dire…

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Au sein du tout jeune atelier de céramique, les sœurs peignent à la main de nombreux plats à tarte, services de table, et autres pièces. Des oiseaux aux papillons, en passant par les fleurs printanières et la collection automne, il y en a pour tous les goûts…et toutes les saisons ! Ces différentes collections sont à retrouver dans la plupart des boutiques d’artisanat monastique. Malgré leur récent lancement, elles ont déjà un succès fou. Enfin, maniant le fil et l’aiguille à la perfection, certaines sœurs travaillent dans un dernier atelier aux ornements liturgiques : un travail long et scrupuleux pour des aubes et chasubles décorées sur commande avec la plus grande finesse.

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Dans l’atelier de reliure, les sœurs travaillent des cuirs d’aspects et de couleurs variés pour s’adapter à l’histoire du livre.

Au total, vingt-huit bénédictines du Pesquié travaillent dans ces différentes activités entre les offices, selon leurs aptitudes et leurs préférences. Étant installées dans un endroit reculé, les sœurs partent chaque semaine sur les marchés des environs pour vendre leurs produits issus de l’artisanat monastique, comme à Foix ou à Tarascon. Leur production est également vendue dans des boutiques partout en France, ainsi que chez Divine Box : cliquez ici pour découvrir les produits de l’abbaye du Pesquié.

Divine Box. 

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