Violences conjugales : des communes auraient trouvé la solution

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Plus de 200.000 femmes sont victimes de violences conjugales en France, selon les associations. © Pixabay

Nicolas Dupont-Aignan a rappelé les mesures qu’il avait pris lorsqu’il était maire de Yerres pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales. 

Alors que le nombre de femmes tuées sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-compagnon vient de passer la barre des 100 depuis le début de l’année, selon les associations venant en aide aux victimes, certaines villes ont déployé des moyens pour venir au secours de ces femmes. On estime à plus de 220.000 femmes victimes de violences conjugales en France, selon les associations. 

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Dans une vidéo postée sur Facebook, Nicolas Dupont-Aignan rappelle que lorsqu’il était maire de la commune de Yerres (Essonnes), il avait déployé un dispositif d’aide aux femmes en détresses, victimes de leur conjoint. Elles ont la possibilité d’être relogées dans des appartements secrets et protégés appartenant à la commune. Pour en bénéficier, il suffit de composer un numéro d’urgence spécialement dédiées aux femmes victimes de violences conjugales. Selon la vidéo de Debout la France, plus de 300 femmes battues et leurs enfants ont pu être sauvés. 

Agir contre les violences faites aux femmes, c'est possible ! #GrenelleViolencesConjugales

Publiée par Damien Jeanne sur Mardi 3 septembre 2019

Des mesures à prendre

Au niveau national, Nicolas Dupont-Aignan (DLF) propose des mesures concrètes : « généraliser les centres d’hébergement d’urgence », « condamner systématiquement les auteurs de maltraitances », de violences et d’agressions sexuelles, « sanctionner fermement les insultes de rue », les propos et les images misogynes souvent présentes dans les publicités ou les clips de rap, « libérer les femmes du communautarisme » (interdiction du port du voile dans les hôpitaux, les universités ou les entreprises), ainsi « qu’aider les femmes victimes des réseaux de prostitution ».

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Mais le fief de Nicolas Dupont-Aignan n’est pas la seule commune à avoir adopter ce dispositif. La ville de Béziers, dirigée par Robert Ménard a ouvert en 2018 un centre d’hébergement pour femmes victimes de violences conjugales avec ou sans enfants. 

En Occitanie, 15 femmes auraient été tuées par leur conjoint depuis le début de l’année, alors qu’elles étaient 13 en 2018 et 9 en 2017. Un chiffre avancée lors du Grenelle de la lutte contre les violences conjugales, mardi 3 septembre 2019, à Toulouse. 

En cas de violences conjugales, il est recommandé de composer le 3919, le numéro d’appel dédié aux victimes… homme ou femme. 

Julien Laurier. 

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