La guerre du droit en questions dans le nouveau Conflit

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Le numéro de Conflits n°23, (septembre-octobre 2019) est consacré à la guerre du droit.

Affaire Alstom, piège américain, amendes imposées à BNP PARIBAS, le droit est plus que jamais une arme de guerre. Une arme de la guerre économique. Et le droit est utilisé par les grandes puissances, notamment les États-Unis, pour faire valoir leur ordre du monde et pour s’imposer à leurs alliés et à leurs adversaires. Le droit entre ainsi dans une configuration plurielle : il y a la question de la fiscalité, qui est une arme géopolitique au service des États ; c’est évidemment la question monétaire et en premier lieu le dollar, concurrencé par le renminbi chinois, ainsi que par l’émergence des crypto monnaies.

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Le droit pose également la question de la guerre et du droit de la guerre, de cette conception militaire qui a été forgée avec le procès de Nuremberg et qui continue aujourd’hui de prévaloir dans un grand nombre de conflits : peut-on intervenir au nom du droit ? Peut-on faire la guerre pour préserver le droit ? Pour rétablir un droit qui a été aboli ? Cela pose aussi la question des différents territoires, notamment l’espace et la mer. Le droit est ainsi pluriel et dans cette guerre du droit, ce sont deux visions juridiques différentes qui s’opposent, une tradition anglo-saxonne et une tradition romaine ; deux visions géopolitiques qui montrent que les idées sont toujours à la conduite de la géopolitique et façonnent le monde qui est le notre.

Nous avons aussi voulu montrer dans ce numéro consacré à la guerre du droit qu’il y a la question de l’outil militaire, la question du cyber espace, et qu’il y a aussi la possibilité de répondre à cette guerre du droit, de l’affronter, afin de la gagner.

Conflits

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