Quel intérêt d’avoir des OGM dans nos assiettes ?

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OGM
© Pixabay

La culture de l’OGM fait régulièrement débat mais peu de monde sait exactement de quoi l’on parle. On fait le point sur ces organismes génétiquement modifiés. 

Qu’entend-t-on sous l’acronyme OGM ?

Un OGM est un Organisme Génétiquement Modifié, dans lequel est introduit de manière artificielle un ou plusieurs gènes n’appartenant pas à l’espèce, ou bien, appartenant à l’espèce mais ayant subi des modifications. L’introduction de ce gène conduit à la production d’une protéine qui confère à l’organisme des caractères particuliers. Un gène est une partie de l’ADN contenu dans le noyau des cellules et qui a pour but de fabriquer des protéines.

Dans les années 1970, furent découverts les moyens de transférer un gène de résistance à un antibiotique d’une bactérie à une autre, de sorte que la bactérie ayant reçu le gène devint à son tour résistante à l’antibiotique. On parle de transgenèse.

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La tomate Flavr-Savr fut le premier aliment transgénique commercialisé aux États-Unis dans les années 1990. Produite en Californie par la société Calgène, puis rachetée ensuite par la société Monsanto, ces tomates avaient pour caractéristiques d’être rayées et de se conserver plus longtemps que les autres variétés par suppression du gène de la polygalacturonase retardant son mûrissement et permettant ainsi sa récolte à l’état vert.

Aujourd’hui l’opinion publique est assez controversée, quant à l’utilisation des OGM dans l’alimentation.

Un débat toujours d’actualité ?

D’un côté les OGM peuvent présenter des risques sur l’environnement mais aussi sur la santé tels que des allergies, des intoxications et des résistances à certains antibiotiques. Les OGM peuvent induire différentes maladies qui peuvent toucher aussi bien l’Homme, les animaux que l’environnement dans lequel il évolue.

De plus, par exemple créer des gènes de pesticides naturels dans les céréales n’est pas sans risque ; les conséquences peuvent être l’impact au nouveau de l’environnement mais aussi affecter les individus qui les consomment.

Cela inclut aussi l’industrialisation de l’agriculture à grande échelle afin d’augmenter le rendement, au détriment des petits agriculteurs. De plus l’export des pays moins développés en souffrira car les états surdéveloppés prendront la tête de la production, comme par exemple l’utilisation d’édulcorant à la place du sucre de canne du Troisième Monde.

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À l’inverse les OGM semblent présenter des avantages comme l’amélioration des qualités gustatives des aliments par les biotechnologies, permettre un retard du ramollissement des fruits notamment pour mieux les conserver, réduire le nombre de calories d’un aliment comme par exemple modifier le gène des betteraves pour obtenir du sucre à faible teneur calorique et nourrir la population qui s’accroit de jour en jour et le tiers monde en sous-nutrition.

Au sein de l’agriculture, les OGM permettent d’augmenter le rendement en améliorant les conditions de culture et en développant des mécanismes de tolérance ou bien de résistance.

Dans l’exploitation animale la modification génétique pourrait permettre de lutter contre certaines maladies mais aussi d’assurer une meilleure nutrition animale en augmentant la teneur en nutriments dans l’alimentation du bétail.

Chaque situation est unique et présente de nombreuses séries de questions d’éthique devant être considérées en débattant sur les bienfaits, la sécurité mais aussi les risques impliqués avec cette méthode de production. Les opinions divergent surtout depuis l’accroissement de l’alimentation biologique.

Alicia de Ligny.

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