Ils redonnent vie à la Basilique de la Daurade

0
241
basilique de la Daurade

Le chantier de la Basilique de la Daurade est arrivé à son terme et pourra de nouveau accueillir la messe dominicale des étudiants. Rencontre avec une des artisans de la renaissance de l’édifice.

Clotilde Feron fait partie des artisans engagés dans la restauration de la basilique Notre-Dame de la Daurade, à Toulouse. Âgée de 30 ans, elle est passionnée de peinture « depuis toute petite » et est devenue peintre en décor depuis trois ans sur Toulouse et ses alentours. 

Infos-Toulouse : Vous faites partie de l’équipe de restauration de l’église ND de la Daurade, où en est-on ?
Clotilde Feron : J’ai eu la chance d’intégrer l’atelier d’Autan, dirigé par Isabelle Laffite, pour participer au chantier de la Daurade. L’atelier est responsable d’une très grande partie de la restauration peintures de la basilique. J’ai commencé à y travailler lors de la mise en place des travaux de la nef et des chapelles. Elle était très sale et certaines chapelles avaient subi de très gros dégâts des eaux. Désormais, les travaux sont terminés et le lieu va pouvoir être rendu au culte. 

« Notre patrimoine est l’image vivante de l’âme de notre pays »

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager dans ce domaine ? Comment avez-vous pu participer aux travaux de la Daurade ?
Je suis passionnée de peinture et j’ai Toulouse dans la peau , travailler pour le patrimoine toulousain était un rêve . Il est devenu réalité. J’en remercie l’atelier d’Autan qui m’a permis de vivre cette profession. La basilique actuelle propose énormément de décors où ont pu s’exprimer des artistes toulousain comme Bénézet, peintre du XIXe siècle.

Lire aussi : Un financement participatif pour la refonte des cloches de la Basilique Notre-Dame la Daurade

C’est un devoir pour vous de porter secours au patrimoine ?
C’est en effet un devoir pour nous de contribuer à la sauvegarde de notre patrimoine : il est l’image vivante de l’âme de notre pays. Toutes ces pierres séculaires parlent de notre pays et de ceux qui l’ont fait, il est l’expression d’un peuple. Aussi dans ces temps troublés nous nous devons de le faire connaître et de le faire aimer.

« La rénovation de Notre-Dame a révélé un manque énorme de charpentiers et tailleurs de pierre »

Vous avez certainement suivi les projets de rénovation de Notre-Dame de Paris. Qu’en pensez-vous ?
Je n’ai pas suivi les tous derniers projets de rénovation de Notre-Dame. Ce qui est sûr, c’est que la reconstruire en cinq ans est totalement inapproprié. Il manque un savoir faire énorme dans les métiers de l’artisanat. Les associations de sauvegarde du patrimoine en ont conscience, et c’est l’occasion de promouvoir des métiers ancestraux qui luttent à ne pas disparaître. La rénovation de Notre-Dame a révélé un manque énorme de charpentiers et tailleurs de pierre notamment. Les architectes proposent des idées très originales pour refaire le toit de Notre-Dame. Mais ne serait-ce pas plutôt reconnaître qu’on est plus capable de faire ce que les anciens ont fait ?

Lire aussi : Notre-Dame : « Il y a des signes qui ne trompent pas »

Quelles valeurs dégagent ce métier ?
Je dirai que les deux choses à travailler lorsqu’on est dans ce métier c’est la patience, la persévérance. C’est un métier enrichissant, qui nous fait dialoguer avec des artistes qui ne sont plus de ce monde mais dont l’âme est toujours présente. C’est un métier où on ne compte pas nos heures et où chaque jour est un nouveau défi.

Les catholiques doivent-ils se consacrer à ces métiers ancestraux permettant de rénover leurs propres édifices ?
Chaque personne a sa place dans la société et leur présence dans tous les métiers sont bénéfiques. Mais non, tous les catholiques ne doivent pas faire des métiers ancestraux. Il est important de regardant devant, de se servir de ce que nous avons hérité comme tremplin vers un avenir de paix. Le devoir de tout catholique est de remplir les églises, parce que c’est parce qu’ils n’y sont plus que l’on a transformé des églises en mosquée ou en restaurant, ou qu’on les détruit parce qu’elles sont trop abîmées.

Propos recueillis par Étienne Lafage.

Une procession pour l’inauguration 

À l’occasion de la fête de l’Immaculée Conception, le 8 décembre et de la réouverture au culte de l’église, différents événements sont prévus autour de la basilique Notre-Dame de la Daurade. 

Samedi 7 décembre
11 heures
Messe et bénédiction des mères à la basilique Notre-Dame de la Daurade. 
19h30 
Vêpres en l’église Saint-Pierre des Chartreux
20 heures
Procession au flambeau en l’honneur de l’Immaculée Conception, au départ de l’église Saint-Pierre des Chartreux. 
21 heures
Veillée Mariale à la basilique Notre-Dame de la Daurade/confessions. 

Dimanche 8 décembre
11 heures
Messe solennelle de l’Immaculée Conception et inauguration, avec Monseigneur Le Gall. 
18 heures
Vêpres à la basilique Notre-Dame de la Daurade. 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Ecrivez votre commentaire
Entrez votre nom