Est-ce la folie qui les rend islamistes ou l’islamisme qui les rend fous ?

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Sabri Essid
Capture d'écran d'une vidéo diffusée par le groupe Etat Islamique montrant le djihadiste toulousain Sabri Essid.

Alors qu’une série d’attaques au couteau a rythmé le début de l’année 2020 (Villejuif, Metz, Gelsenkirchen), les médias mainstream continuent de parler de « déséquilibré » jusqu’à ce que l’enquête démontre des motivations islamistes. Bernard Antony s’est penché sur la question. Édito. 

Ça ne prend plus, et ça ferait rire tout le monde si ce n’était hélas une longue et tragique histoire de sang et de larmes.

Voici que, peu après les crimes, on nous a fait encore le coup de la possibilité excusatoire du « déséquilibré », de la bouffée délirante, de la folie pour les deux derniers égorgeurs en date aux cris de « Allah Akbar ».

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En attendant les prochains qui passeront à l’acte, tout à l’heure, demain ou après-demain, mais hélas quasi assurément, sans trop tarder.

L’explication des assassinats par le déséquilibre vient toujours en premier médiatiquement et judiciairement. Histoire de ne surtout pas alimenter le danger bien pire de l’islamophobie. Après, mais seulement après, on évoquera avec une moindre intensité médiatique les éventualités d’actes « terroristes ».

On ne saurait en vouloir à des assassins que leur folie excuserait !

Mais ne serait-ce pas sur cela qu’il faudrait un peu réfléchir ? Car si le fou criminel doit être un intouchable mis à l’abri des châtiments, que penser alors des sorts réservés aux dictateurs exterminateurs-génocideurs ?

Ne qualifie-t-on pas fréquemment Adolf Hitler et ses complices de « fous criminels » et tant d’autres, tels Pol Pot ou Mengistu, dans le même registre de « pervers monstrueux », de « psychopathes sanguinaires » ? Fallait-il alors ne pas envisager pour eux de châtiment suprême ?

Certes, la si brillante philosophe Hannah Arendt mit en avant sur le cas d’Eichmann « la banalité du mal », somme toute sa « normalité ».

Cela signifiait-il que s’il avait été diagnostiqué « fou » il n’aurait pas fallu lui infliger la peine de mort ?

Autrement dit, ne faudrait-il prévoir pour les radicalisés déséquilibrés que de l’internement psychiatrique ? Dont on sait bien qu’ils sortiront un jour plus convaincus que jamais de la grandeur du devoir de tuer des infidèles : « Allah Akbar ! ».

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Et si la défense des innocents, de la société, de la civilisation, passait par le rétablissement de la peine de mort, comme l’exprime dans son livre le professeur de droit constitutionnel Jean-Louis Harouel, que nous aurons dans la deuxième partie de notre émission sur Radio-Courtoisie le mercredi 29 janvier ?

Pour ce qui est des tueurs islamistes, sont-ils radicalisés parce que déséquilibrés ? Mais ne serait-ce pas le contraire ? À force d’être nourris dans les mosquées de la valeur d’exemplarité mimétique des actes du prophète, tels que ses ordres de flagellation, d’amputation,  de lapidation, de crucifixion, exaltés dans les Hadîths (« faits et gestes »), beaucoup ne deviennent-ils pas inéluctablement des « radicalisés » déséquilibrés ? Mais, rétablissement ou non de la peine de mort, le premier devoir de l’État est d’assumer la sécurité des personnes. Que les assassins terroristes soient des déséquilibrés par radicalité ou des radicalisés par déséquilibre ne change rien au fait qu’ils doivent être mis hors d’état de nuire par les moyens appropriés les plus sûrs. 

Si ce n’est par une exécution, alors par une condamnation à une détention réellement perpétuelle. Sinon, ce sont encore et encore des innocents venant après les dizaines de milliers d’autres victimes de l’islam terroriste qui sont condamnés à mort.

Pour lire l’intégralité de l’article sur le blog de Bernard Antony, cliquez ici

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