Confinement : de la musique classique pour s’évader

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Musique classique

Être confiné c’est l’occasion de prendre le temps pour partir à la conquête du beau… Pour vous aider dans cette entreprise pas toujours facile, on vous livre le meilleur de la musique classique à écouter lorsque l’on est confiné. 

L’invitation au château, Francis Poulenc

Imaginez le décor d’un bal mondain des années 40. Ici, Francis Poulenc vous invite à la fête dans une musique pleine de légèreté et d’élégance. Œuvre à vocation illustrative, elle fut écrite pour le théâtre, dans la pièce éponyme de Jean Anouilh.

Quatuor à cordes, 3e mouvement, Claude Debussy

Dans ce troisième mouvement Andantino lent et lyrique, le point d’honneur est mis sur l’expression. Debussy s’adonne à la poésie et enchaîne les accords et les tonalités de façon unique, guidé par la règle du « plaisir » auditif qui lui est propre. Ici, chaque accord, chaque note doit être savourée.

Cet opus est l’unique composition pour quatuor à cordes de l’œuvre de Debussy, œuvre évidemment représentative du style français de la fin du XIXe siècle.

Clair de lune, Suite Bergamasque, Claude Debussy

Troisième mouvement de la Suite Bergamasque, ce Clair de Lune est probablement l’un des chef-d’œuvres les plus célèbres de Debussy, mais aussi de l’époque impressionniste.

Ici, l’émotion est le maître mot, si bien que la douce intensité qui s’en dégage pourrait atteindre même les cœurs les plus durs.

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Ouverture fantaisie Roméo et Juliette, Tchaïkovski

La célèbre légende de Roméo et Juliette est ici traitée en « esquisse musicale », dont on peut imaginer le déroulement et d’où vient son caractère évolutif : la pièce s’ouvre sur un tableau sombre et énigmatique, qui aboutit sur le thème dit « des épées », sur lequel semble triompher le chant d’amour à la mélodie absolument délectable. Mais celui-ci est rattrapé par le thème précédent. Les lignes mélodiques s’enchaînent et se superposent, nous sommes à l’apogée du drame. Le rideau se ferme dans une atmosphère apaisée et triomphante.

Concerto pour piano n°2, Rachmaninov

Véritable monument pianistique, ce concerto est une œuvre de résurrection. Son écriture architecturale agit comme un puissant crescendo de drame et d’émotion, face auquel l’auditeur ne peut être laissé indifférent.

Concerto pour piano n°1, Tchaïkovski

Œuvre emblématique de l’histoire du piano, ce concerto marque l’apogée du romantisme et du genre concertant. La fougue qui s’en dégage est saisissante, véritable coffre au trésor d’idées, de sentiments, d’envolées, d’exclamations… Toujours conduits avec le plus grand soin.

À la fois lyrique et percutant, exaltant et profond, ce chef-d’œuvre est bâti autour de contrastes affirmés, desquels se dégage une élégance évidente.

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Symphonie n°9 (IVe mouvement), Mahler

Ce mouvement lent apparaît comme une parenthèse où le temps terrestre semble suspendu, par de longues phrases mélodieuses et intenses, appuyées par les cordes. Nos sens oscillent entre une sérénité lumineuse et des paysages plus sombres, animés par la douleur.

La conclusion semble être retardée à chaque détour de phrase, comme si Mahler repoussait son ultime adieu à la fille qu’il a perdue.

Nous sommes au sommet du déchirement. Déchirement vertigineux, qui s’apaise pour laisser place à la pureté, la douceur, la tendresse, et au repos éternel et immobile.

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Jupiter, Les planètes, Gustav Holst

Un mouvement, une planète. Voici comment Gustav Holst composa sa suite pour orchestre en sept mouvements. Féru d’astrologie, il choisit d’illustrer chaque planète de notre système solaire (à l’exception de la Terre) en décrivant les caractéristiques de chacune.
Après avoir traversé la guerre, la paix, l’amour, etc., nous arrivons sur Jupiter, où nous attend un hymne, thème devenu emblématique de cette pièce.

Final de L’oiseau de feu, Igor Stravinsky

Première commande de Diaghilev pour les ballets russes de Paris, L’oiseau de feu est l’un des premiers succès du jeune Stravinsky.

Fait d’une richesse orchestrale vertigineuse, L’oiseau de feu est clôt par un Hymne Final illustrant le réveil des humains et leur allégresse.

Stravinsky s’est emparé d’une mélodie issue du folklore russe dont il fait dominer tout le passage. Tantôt avec un accompagnement lumineux aux cordes, tantôt suivi par un grand crescendo en tutti. Puis la mélodie est jouée au cor, dans un caractère plus lent et majestueux. L’oiseau est vainqueur, les cuivres jouent son triomphe.

Jeanne Milhau.

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