« Le Monde » minore-t-il les nuits de violences dans les « banlieues sensibles » ?

2
398
Mirail
Les restes de l'émeute du dimanche 19 avril, rue de Kiev, dans le quartier du Mirail à Toulouse. © H.G / Infos-Toulouse.

PARIS VOX – Le choix des mots utilisés par Le Monde pour qualifier les nuits d’émeutes en cités sensibles interroge. Le quotidien cherche-t-il à adoucir la réalité ?

Il est de bon ton de qualifier Le Monde de quotidien de référence. Pourtant, que peut-on penser de la qualification par la version internet de l’incendie d’une école de Gennevilliers ?

La question est justement posée par l’Observatoire de l’islamisation sur Twitter.

Si l’on commence par analyser le titre, Le Monde se trompe déjà grandement. Les émeutes, non pas des « tensions », n’ont pas de rapport direct avec le coronavirus. On assiste malheureusement à « des scènes de tensions » depuis plusieurs années de façon régulières dans les « quartiers populaires » , qu’on peut traduire par zones à forte densité de personnes immigrées.

Le texte introductif à la tentative d’incendie criminel d’une école à Gennevilliers est tout aussi lunaire.

« Dans la nuit de mardi à mercredi une école primaire de Gennevilliers a été touchée par un départ de feu rapidement maîtrisé. »

À lire cette phrase, on a le sentiment que le feu a pris comme par magie. L’école aurait été touchée par un « départ de feu », expression qui sous-entendrait presque que l’école est coupable de s’être « auto-incendiée » sans aucune responsabilité de qui que ce soit.

Si le reste de l’article qualifie mieux les faits, on rappellera que de nombreuses personnes se contentent de ne lire que le titre et le chapeau des articles, choses que n’ignorent pas les rédacteurs du Monde…

I-Média revient sur l’embrasement des cités

Paris Vox.

2 Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

Ecrivez votre commentaire
Entrez votre nom