De Toulouse à Angers, « Bas les masques » défie l’état d’urgence sanitaire

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Bas les masques
Le collectif "Bas les masques" à Toulouse, devant la préfecture. © Bas les masques

Depuis le début du confinement, des Français s’insurgent contre la fatalité et dénoncent les politiques qui auraient menées à cette situation de crise. Bas les masques est en première ligne, de Toulouse à Alençon, en passant par Lyon, Versailles et Angers. 

Un collectif spontané, qui se rassemble devant les préfectures masqués ou non pour dénoncer les dérives liberticides et les politiques qui ont menées à cette crise sanitaire. « Bas les masques » entend imposer un style qui a eu son succès en Italie, dans le même esprit que celui des Gilets jaunes : « faire entendre la voix des gens en colère ».

Infos-Toulouse : Pouvez-vous présenter le collectif « Bas les masques » ?
Bas les masques : C’est un collectif spontané -toutes tendances politiques confondues- de tous ceux qui refusent la paupérisation de l’hôpital public, les mensonges des gouvernements successifs et le monde déshumanisé mis en place au nom de la « sécurité sanitaire » dont nous pensons précisément que les dirigeants n’ont que faire. À l’instar des Gilets Jaunes, dont nous sommes issus – ainsi que beaucoup de ceux qui nous rejoignent -, nous voulons faire entendre la voix du peuple, des abstentionnistes, des gens en colère, en dehors des partis et des vecteurs traditionnels (syndicats, associations etc.).

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Vous revendiquez toutes sortes d’actions dans plusieurs villes de France, d’Angers à Toulouse, de Toulon à Versailles. Comment s’organisent-elles ?
Elles s’organisent spontanément. Nous proposons des messages, des slogans, et libre à chacun de les reprendre et d’organiser des actions. Pour notre part nous relayons toutes les contestations contre le gouvernement et sa gestion. Nous voulons dire : « halte à la corruption, halte au business de la santé qui se fait au détriment de nos vies et de l’hôpital public, halte aux mensonges et à la dictature des technocraties néo-libérales. Des moyens pour les soignants plutôt que des applaudissements, et un État qui protège mieux qu’il nous flique ».

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L’heure de la désobéissance est-elle venue ?
Nous n’avons pas la prétention d’élaborer une doctrine politique. Mais très clairement l’heure est à la rébellion. À toutes les échelles, nos élus ont une légitimité plus que faible eu égard à la faible participation électorale de ces dernières années. Pourquoi ? Parce qu’une fois élus, les politiciens s’en foutent, alors on ne vote plus. Et après avoir manifesté pendant deux ans avec les Gilets Jaunes, ils nous ont pondu par un « Grand Débat » durant lequel en réalité Emmanuel Macron n’a cessé de monologuer en prenant des airs extatiques. Avec la complaisance générale des médias, évidemment… À part des yeux crevés et les tympans percés par le mensonge, qu’est-il sorti du « Grand Débat » ? Rien ! Dans ces conditions nous croyons au slogan de Jean-Luc Mélenchon en 2012 : « Prenez le pouvoir ! ». Sauf que nous refusons que notre parole soit confisquée par un parti quel qu’il soit. Et plus que tout, nous refusons que la crise sanitaire ne nous impose des masques que pour nous empêcher de nous exprimer. Comment cela se traduit-il ? Cela se traduit par des manifestations (malgré l’interdiction totale), des banderoles, le refus de l’application de surveillance de masse qu’est le StopCovid.

Vu dans ta rue ! Le peuple dit non à la politique du gouvernement !

Publiée par Bas les masques sur Lundi 25 mai 2020

Sur quels points prioritairement l’État doit-il rendre des comptes ?
D’abord, le massacre de l’hôpital public, pour lequel tous les derniers présidents doivent rendre des comptes. Plus récemment, pour la gestion calamiteuse de la crise où il a d’abord été recommandé de faire comme si de rien n’était (frontières ouvertes, « allez au théâtre » etc.) pour ensuite nous enfermer massivement avec des consignes idiotes telles que « les masques sont inutiles, etc ». Résultat ? Beaucoup de morts qui auraient pu être évitées, et une crise économique sans précédent ! Agnès Buzyn a eu le courage d’admettre assez tôt ses mensonges ; mais Emmanuel Macron reste satisfait et continue à nous raconter que tout a été géré au mieux. De qui se moque-t-on ?

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À qui profite cette crise ?
À certaines multinationales ne payant pas d’impôts en France (Amazon…), aux tenants des idéologies sécuritaires qui en profitent pour nous fliquer, aux spéculateurs de tous poils, à certains lobbies pharmaceutiques, peut-être. Pas aux employés, ni aux indépendants, artisans, restaurateurs en tout cas.

Que proposer pour en sortir ?
D’abord des moyens pour l’hôpital, ensuite une relocalisation massive de nos industries et une baisse drastique des taxes et impôts pour les TPE/PME qui étaient asphyxiées et vont mourir pour une grande part si rien n’est fait. Ensuite le Référendum d’initiative populaire, des élections législatives proportionnelles, et la lutte contre les grands lobbies financiers.

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