Sénatoriales : qui sont les cinq élus en Haute-Garonne ?

0
190
Sénatoriales
Les cinq élus de Haute-Garonne siégeront pendant six au Palais du Luxembourg, siège du Sénat.

Dimanche 27 septembre se tenaient les élections sénatoriales en Haute-Garonne. Un renouvellement de moitié de la chambre haute qui concerne 127 sièges répartis en 63 circonscriptions, dont 58 départements de la métropole. 

En Haute-Garonne, on ne peut pas appeler ça un renouvellement. Sur les cinq sièges disputés dans le département, quatre bénéficieront à des sortants : Alain Chatillon (MRSL), Brigitte Micouleau (LR), Pierre Médevielle (Agir), Claude Raynal (PS) et une nouvelle élue Émilienne Poumirol (PS). 

Les résultats définitifs

Sur les 3.162 inscrits, 3.045 grands électeurs se sont rendus aux urnes, dimanche pour élire les nouveaux sénateurs. A la sortie du scrutin, la liste de Claude Reynal, soutenue par le Parti socialiste et le Parti communiste, arrive en tête avec 889 voix et rafle deux sièges, soit un de plus qu’en 2014. La liste Divers droite menée par Alain Chatillon, soutenue par Les Républicains et le Mouvement radical récolte 743 voix et glane deux sièges au Palais du Luxembourg. En troisième position, la liste de Pierre Medevielle soutenue par Agir et La République en Marche reçoit 426 suffrages et permet à la tête de liste de conserver son siège au Sénat.

Lire aussi : Guillaume Bernard : « De nouvelles offres politiques crédibles peuvent émerger »

Au pied du podium, la liste écologiste de Véronique Vinet avec 323 voix, suivie par Françoise Laborde (Divers centre) et ses 292 voix. La France insoumise, représentée par Myriam Martin récolte 134 voix devant Robert Medina (Divers centre, 126 voix). Julien Leonardelli et le Rassemblement national obtient pour sa part 102 voix. 

Qui sont les sénateurs de Haute-Garonne ?

Tête de liste pour le Parti Socialiste et le Parti communiste français Claude Raynal est un homme fort de la gauche depuis plusieurs décennies dans le département. Magistrat administratif dans le civil, il a été le maire de Tournefeuille de 1997 à 2015, avant de s’engager à Toulouse sur la liste d’Archipel Citoyen où il apparaît à la 43e position en 2020. Il est également conseiller départemental de 1998 à 2015 puis enchaîne avec son siège au Sénat acquis en 2014. En 2017, lors des primaires socialistes, Claude Raynal soutiendra le malheureux Manuel Valls, battu par Benoît Hamon au second tour. 

Colistière de Claude Raynal, Emilienne Poumirol va s’installer pour la première fois au Palais du Luxembourg. Militante socialiste depuis 1973, elle est issue d’une famille anarchiste espagnole installée en Ariège. Médecin généraliste à Donneville depuis 1977, elle succède à son mari à la tête de la municipalité en 1989 jusqu’en 2014, où elle cède son poste à son premier adjoint Bernard Duquesnoy. En 2012, elle est la suppléante de Kader Arif pour les élections législatives sur la 10e circonscription de Haute-Garonne. Elle prend son siège lorsqu’il rentre au gouvernement de Manuel Valls et quitte ses fonctions en décembre 2014, lorsque Kader Arif quitte le gouvernement, empêtré dans une affaire d’attribution de marchés publics à ses proches. En 2015, elle devient conseillère départementale. 

Lire aussi : Portrait de vos députés élus en Haute-Garonne

Né en 1943 à Revel, Alain Chatillon est resté maire de sa ville natale de 1989 à 2017. Il rachète en 1972 le groupe alimentaire Gerblé puis fonde le groupe Diététique et Santé qui deviendra Nutrition et Santé, un poids lourd des fabricants d’aliments diététiques et biologiques. Membre du Parti Radical, il rentre au Palais du Luxembourg dès 2008 où il conserve son siège depuis lors. Lors des primaires des Républicains de 2016, il soutien le candidat Alain Juppé, battu au second tour par François Fillon. 

Brigitte Micouleau s’engage à 32 ans aux côtés de Dominique Baudis en 1983. Elle devient conseillère municipale de Toulouse en 1995 et suit Jean-Luc Moudenc dès 2008, avant de renouveler son soutien en 2014. Lors de la réélection du maire UMP, elle devient adjointe au maire, chargée des Seniors et conseillère métropolitaine de Toulouse Métropole. Elue au Sénat en 2014, elle est membre de la commission des affaires sociales. En 2016, elle soutient Alain Juppé aux primaires de la droite et du centre. 

Dernier élu du département, Pierre Médevielle s’implante dès la fin des années 1980 à Boulogne-sur-Gesse, aux portes du Comminges. Elu maire en 1995, il conserve son mandat jusqu’en 2017. En 2014, il obtient son siège au Sénat sur la liste d’Alain Chatillon et de Brigitte Micouleau. Membre de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de la chambre haute, il est également membre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) depuis octobre 2014 et du Comité économique, éthique et social (CEES) du Haut Conseil des Biotechnologies depuis novembre 2014. S’il est élu sur la liste soutenue par Les Républicains en 2014, il s’engage dans le mouvement Agir. Plutôt « macron-compatible », Pierre Médevielle reçoit le soutien de La République en Marche pour les sénatoriales 2020. En mai 2019, il créé la polémique en affirmant que le glyphosate « est moins cancérogène que la charcuterie ou la viande rouge qui ne sont pas interdites », forçant Cédric Villani, premier vice-président de l’OPECST, à se désolidarisé du sénateur, qui aurait repris ses arguments des éléments de langage diffusés par la firme Monsanto. 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Ecrivez votre commentaire
Entrez votre nom