Les plus belles chansons militaires pour la Saint-Michel

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Le répertoire français est parmi le plus riche de l’univers militaire. Des chansons historiques, qui mettent l’accent sur l’aventure, l’héroïsme et les valeurs enseignées par l’institution. On vous propose une petite sélection.

Trouvant ses inspirations dans les aventures au bout du monde, dans les épreuves et les glorieuses victoires, ils rendent les honneurs aux héros, aux anciens et aux tombés pour la France, les chansons militaires trouvent un écho parmi certains lambdas, suscitant quelques vocations. A l’occasion de la fête de la Saint-Michel, le 29 septembre, qui célèbre le saint patron des soldats, nous vous proposons un échantillon de chansons à chanter la tête haute. 

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Composée après la défaite de 1870 par Gaston Villemer et Lucien Delormel, la Strasbourgeoise raconte l’histoire d’une fillette orpheline de guerre se retrouvant dans une Alsace occupée par l’ennemi prussien. Malgré tout, elle ne baisse pas la tête et n’est pas prête à tous les compromis. « A celui qui n’a plus rien, la Patrie est son seul bien », disait Jean Jaurès. 

Un homme passe, à la fillette donne.
Elle reconnaît l’uniforme allemand.
Elle refuse l’aumône qu’on lui donne,
À l’ennemi elle dit bien fièrement : (bis)
Gardez votre or, je garde ma puissance,
Soldat prussien passez votre chemin.
Moi je ne suis qu’une enfant de la France,
À l’ennemi je ne tends pas la main. (bis)

Quelques années après la défaite de 1870, la France tient sa revanche. Et quelle revanche ! A Verdun, malgré une infériorité numérique et des millions de tonnes d’obus lancées sur les premières lignes françaises, les soldats bleus se relèvent de dessous les morts et chargent après 48 heures de harcèlement germain. Aux munitions épuisées, les coups de baïonnettes, jusqu’aux coups de poing. Ce combat marquera les esprits des Allemands et jouera un rôle déterminant dans la suite des événements de Verdun. C’est la Furia Francese

Halte là ! On ne passe pas !
Plus de morgue, plus d’arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C’est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais.
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Lorsque la mort est indomptable, il ne reste plus qu’à la chanter. Pour les militaires qui la côtoient chaque jour, ce chant est une bouffée d’oxygène. Tant qu’ils fredonneront la mort, ils vivront. 

Un jour enfin tu viendras nous saisir
A tes côtés nous serons fiers de partir
Les dieux des combats nous accueilleront
Alors festoierons et ripaillerons
En ton honneur
O mort qui rôdait sur nos chemins

Cette complainte traditionnelle a été composée au début du XIXe siècle en Allemagne. Elle sera mise en musique en 1825 et chantée au sein de la Wehrmacht. Après la Seconde guerre mondiale, cette chanson fera son entrée dans le répertoire de la Légion étrangère, en France. Il existe également une variante, La Cavalcade, composée par Jean de Brem, le lieutenant parachutiste défenseur de l’Algérie française abattu en 1963 par la police.  

Adieu donc, adieu mon frère
Dans le ciel et sur la terre
Soyons toujours unis.

S’engager à l’armée, c’est un choix de vie qui n’est pas sans concession. Se porter volontaire est là la vertu principale d’un militaire. 

Et que m’importe cette vie,
Pourvu qu’elle serve à mon idée.
Et que m’importent toutes ces filles,
Que j’n’ai jamais su aimer.
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Parce qu’elle se reconnaitra. Cette mélodie a marqué les esprits lors des funérailles aux Invalides des deux commandos morts en opération pour sauver un couple de touristes français kidnappé au Burkina Faso. Ici, elle est interprétée par la chorale de Saint-Cyr, l’école des officiers. 

France ô ma France,
Il faut élever
Jusqu’aux Cieux,
Ta Patrie
Si tu veux retrouver la vie
Et que ton nom soit glorieux
Le Dieu vainqueur et clément
A résolu de te sauver 

Ecrit en 1948, par des membres du 11choc, ce chant est repris depuis par les Commandos, comme pour tromper la peur… et la mort. 

France, O ma France très belle,
Pour toi je ferai bataille
Je quitterai père et mère
Sans espoir de les revoir jamais…
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https://www.youtube.com/watch?v=OZeSOGrB3Yc

A l’origine, il s’agit d’un poème de guerre publié pour la première fois en 1917 par Walter Flex. Elle est largement popularisée par sa reprise dans les milieux de mouvements de jeunesses allemandes à la fin des années 1920. Les Oies sauvages sont repris dans les troupes de l’armée française, après avoir intégré le répertoire militaire allemand dans les années 1930. 

Murmure-nous si nous tombons
La dernière prière

C’est peut-être le premier chant parachutiste. Le cimetière de Maison-Blanche à Baraki, près d’Alger, était l’endroit où la 602e Compagnie d’Infanterie de l’Air, ancêtre du 1er RCP, enterrait ses morts. Elle y tint garnison dès 1937. Ce chant s’entonne sur l’air d’un chant créé pour le cinéma en 1936. Les paroles sont de Jacques Séverac. Son titre d’origine est Le chant des réprouvés, et les auteurs en font une marche rude.

Pour faire partie de cette élite,
Il faut bien être un peu cinglé; (bis)
Il faut surtout pas s’fair’de bile,
Savoir bien boire et bien sauter. (bis)

Pour nos soldats tombés loin de chez eux, et plus particulièrement après les épreuves terribles rencontrées par les Libanais cette année. 

La France pleure ses enfants, tombés là-bas au Levant
Nous garderons leur souvenir, comme eux nous voulons bien servir.
Nos anciens du Liban, nous précèdent en avant,
Vivant pour la même raison, pour la France nous servirons.

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