Archipel Citoyen implose : insoumis et écologistes forment leur groupe

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Le Conseil Municipal du 11 avril 2014. © Patrice Nin

Archipel Citoyen se disloque. L’opposition municipale toulousaine compte désormais deux groupes, issues de la liste perdante au second tour de l’élection municipale en juin dernier.

Que ce serait-il passé si Archipel Citoyen avait raflé le Capitole ? Le projet séduisant de la liste de gauche « transpartisane » menée par Antoine Maurice est en train de s’éroder. Deux nouveaux groupes viennent de se déclarer au conseil municipal de Toulouse, l’un mené par les Insoumis et les citoyens et l’autre par les écologistes et les anciens du Parti socialistes, tous issus de la liste défait au second tour de l’élection municipale, le 28 juin dernier. 

L’annonce était attendue, tant les personnalités fortes et les tensions se faisaient sentir. Au terme d’une ultime réunion, lundi soir, l’annonce de la création de deux groupes de l’opposition au conseil municipal de Toulouse a été officialisée, mardi 29 septembre. Désormais, Archipel Citoyen siégera divisé, avec d’un côté un groupe de onze insoumis et non-encartés, et de l’autre dix écologistes et membres de Génération.s, révèle Actu.fr

Les groupes de l’opposition

Désormais, les Insoumis et leurs comparses appartiendront au groupe « Alternative écologique sociale et démocratique », menée notamment par Agathe Roby. Il sera composé de Aymeric Deheurles, Jamal El Arch, Caroline Honvault, Maxime Le Texier, Hélène Magdo, Odile Maurin, Julienne Mukabucyana, Marc Péré, Sylvie Pierot, François Piquemal et Agathe Roby. 

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Le second groupe a été annoncé par la voie de l’élue écologiste Hélène Cabanes. Si son nom n’est pas encore communiqué, il sera représenté au conseil métropolitain par Michèle Bleuse (Toulouse), Sophie Boubidi (Colomiers), Hélène Cabanes (Toulouse), Patrick Chartier (Tournefeuille), Romain Cujives (Toulouse, ex-PS), Ana Faure (Cugnaux), Isabelle Hardy (Toulouse, Génération.s), Thomas Karmann (Cugnaux), Antoine Maurice (Toulouse) et Albert Sanchez (Cugnaux, Génération.s).

Un troisième groupe comprenant deux élus étiquetés PS et Parti communiste s’était déjà formé quelques semaines auparavant. Vincent Gibert et Pierre Lacaze, issus de la liste de Nadia Pellefigue « Une nouvelle énergie » ont désormais leur propre groupe : « De l’énergie pour Toulouse, groupe socialiste, communiste et républicain ». 

Moudenc grand gagnant de cette désunion 

Les deux camps se renvoient la balle de la désunion. Pour les uns, les écologistes étaient trop « autonomes » et auraient pris leurs distances avec leurs colistiers. L’annonce de la candidature d’Antoine Maurice aux prochaines élections régionales n’a pas calmé la tempête. Pour les autres, c’est la volonté hégémonique des insoumis qui est pointée du doigt. 

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Cette division vient faire les affaires de Jean-Luc Moudenc, élu maire le 28 juin dernier. Il fera face à une gauche divisée pour les six prochaines années et peut compter pour sa part sur une majorité unie. Le mythe de la gauche unifiée est désormais enterré à Toulouse. 

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