Régionales 2021 : ce que dit le premier sondage en Occitanie

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Régionales 2021
L'hôtel de région à Toulouse. Infos-Toulouse.

Les élections régionales se profilent d’ici un an. Un premier sondage permet de se faire une idée sur le paysage politique en Occitanie. Le Rassemblement national devrait sortir en tête au premier tour, Carole Delga s’imposerait au second. 

Un sondage Ifop pour La Tribune et Europe 1, publié le 14 septembre, dévoile les premiers enseignements pour le scrutin qui se déroulera en 2021. Duel entre Rassemblement national et Parti socialiste, victoire finale de Carole Delga, Les Républicains et La République en Marche en difficulté, la France insoumise sous les 10%, on vous dit ce qui vous attend pour les prochaines élections régionales en Occitanie. 

Le Rassemblement national en tête ?

Comme en 2015, la liste du Rassemblement national pourrait bien arriver en tête dans la région. Menée par le maire de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez, le parti de Marine Le Pen pourrait recueillir 25% des suffrages, devant Carole Delga, estimée à 22% si elle part sans le soutien d’Europe-Ecologie Les Verts et la France insoumise, comme il se profile actuellement. Mais en cas de liste d’union de la gauche, Carole Delga pourrait arriver première, avec 30% des voix. Le RN réaliserait alors un meilleur score (26%), mais arriverait en deuxième position.  

Au dessus de la barre des 10%, permettant de se qualifier au second tour, trois autres listes se suivent dans le premier cas de figure : Les Républicains (14%), Europe Ecologie Les Verts (12%) et La République en Marche (11%). La France insoumise ne récolterait que 9% des suffrages, devant Debout La France (4%), une autre liste non définie (2%) et Lutte Ouvrière (1%). 

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Dans le deuxième cas de figure, en cas d’union des listes de gauche derrière Carole Delga (avec le Parti socialiste, EELV, le Parti radical de gauche, le PCF), la présidente sortante arriverait en tête dès le premier tour avec 30% des voix, devant le RN (26%). Les Républicains stagneraient à 14%, talonnés par La République en Marche (13%). La France insoumise n’en tirerait pas de bénéfices puisque la liste de Manuel Bompard resterait sous la barre des dix (9%). Debout La France compterait toujours 4% des suffrages, devant « une autre liste » (3%) et Lutte Ouvrière (1%). 

Vers un retour du bâton LR-LREM ?

Quelle solution pour la liste de la majorité présidentielle ? S’allier avec Les Républicains comme à Toulouse ? Si le score cumulé des deux listes atteint entre 25 et 27% au premier tour, mais une fusion de ces listes dès le premier tour ferait fuir une partie des électeurs. La liste commune ne récolterait que 19% des voix. En cause, le refus de près d’un tiers des électeurs d’Emmanuel Macron en 2017 de se porter vers une liste où serait mêlée LREM et LR. 40% de ces électeurs réfractaires se porteraient chez Carole Delga et 18% vers les écologistes. Du côté des électeurs LR, la tendance est similaire. 23% des électeurs de François Fillon en 2017 refuseraient de voter pour une liste commune avec LREM et se porteraient vers Julien Sanchez, le candidat du Rassemblement national. 

Dans ce scénario, le RN serait alors en tête avec 26% des voix, devant Carole Delga (23%). LR et LREM complèterait le podium avec 19% des suffrages, devant Europe Ecologie Les Verts (12%). Un léger mieux est à noter pour La France insoumise, avec 9,5%, comme pour Debout La France (5%). Une autre liste pourrait récolter 4% et Lutte Ouvrière capterait 1,5% de l’électorat. 

Un deuxième mandat pour Carole Delga ?

Avec une triangulaire comme en 2015, voire une quadrangulaire en cas de désaccord entre LR et LREM au second tour, Carole Delga est presque certaine de remporter l’élection régionale en Occitanie. Soutenue par EELV, la présidente socialiste obtiendrait 43% des voix, soit un point de moins qu’en 2015, mais bien suffisant pour conserver son siège. Le Rassemblement national pourrait récolter 33% des suffrages, grâce à une réserve de voix chez des sympathisants LR qui refuseraient de voter pour l’alliance LR-LREM du second tour, donnée à 24% seulement. 

Quels candidats à l’arrivée ? 

Si Carole Delga a annoncé officiellement sa candidature en début de semaine, les autres têtes de liste sont encore à définir, même si quelques pistes se dégagent. Du côté du Rassemblement national, Julien Sanchez, actuel président du groupe RN au conseil régional, devrait porter les couleurs du parti de Marine Le Pen. Chez Les Républicains, deux noms se murmurent en coulisse. Celui d’Aurélien Pradié, secrétaire général du parti et député du Lot, en concurrence avec Arnaud Viala, député de l’Aveyron. 

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La République en Marche pourrait proposer le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien Denormandie, originaire de Cahors. Un pari risqué au vue des intentions de vote pour le parti présidentiel et qui surtout pourrait bloquer une éventuelle alliance avec LR, si Aurélien Pradié, fervent opposant au gouvernement, conduirait la liste. Guillaume Cros pourrait être à la tête de la liste Europe Ecologie Les Verts, avec Antoine Maurice en représentant du département de Haute-Garonne. Du côté de la France insoumise, le bras droit de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard devrait sans surprise prendre la tête de la liste régionale. Chez Debout La France et Lutte Ouvrière, la nomination d’une tête de liste est toujours attendue. 

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