Toussaint : les messes en public autorisées jusqu’au 2 novembre

0
421
messes toussaint
Chapelle Saint-Jean-Baptiste, à Toulouse. © DR

Malgré l’instauration du confinement le vendredi 30 octobre, les églises pourront célébrer la Toussaint le 1er novembre, avant de cesser l’accueil de fidèles mardi pour un mois minimum. 

Dernière messe avant la fin de l’année ? Le deuxième confinement décrété par le gouvernement à partir du 30 octobre signe la fermeture des lieux de culte, comme en mars dernier. Si les églises n’ont pu rouvrir leurs portes que le 29 mai, ils devront de nouveau retrouver leur intimité à partir du 3 novembre. 

Lire aussi : « La messe est le cœur de notre religion, nous refusons d’en être privés une seconde fois »

Le gouvernement a en effet autorisé les lieux de culte à recevoir du public, sous condition de respect des mesures sanitaires, jusqu’au lundi 2 novembre inclus, afin de permettre aux fidèles d’assister aux fêtes de la Toussaint, dimanche puis à la fête des morts le lendamin. Les offices sont donc maintenus ce week-end mais seront conditionnés aux règles sanitaires : port du masque, distanciation physique, nombre de places limitées… 

Lire aussi : Toussaint et Fête des morts : un point pour ne plus confondre les deux fêtes

Une dérogation accordée par le gouvernement afin de permettre aux familles qui n’ont pu assister à l’enterrement de l’un de leur proche durant le premier confinement. Rappelons que la fête de la Toussaint célèbre littéralement « tous les saints », au ciel, tandis que la fête des morts est célébrée traditionnellement le lendemain, le 2 novembre. 

Une décision « injuste » selon l’archevêque de Toulouse

Malgré cette dérogation, la décision d’interdire la célébration de la messe en public à partir du 2 novembre ne satisfait pas le clergé. Dans un communiqué, Monseigneur Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, regrette une décision qui « n’est pas juste ». « Nos paroisses ont su montrer qu’elles s’adaptaient à des normes très strictes. À leur place, elles constituent des espaces spirituels, nourrissant le respect et la paix ; elles participent ainsi à l’équilibre de chacun de nous dans ces temps difficiles », affirme-t-il, assurant néanmoins que l’Eglise toulousaine allait « respecter les lois de la République ». « En attendant, nos églises, autant que possible, resteront ouvertes, et nos activités, sous des formes adaptées, continueront à s’exercer avec prudence et courage », annonce le prélat. 

Lire aussi : Abbé Simon d’Artigue : « En défendant la liberté de culte, nous défendons les libertés fondamentales »

Les cérémonies célébrées dimanche seront soumise à une surveillance accrue de la part des forces de l’ordre. Pas seulement sur le respect des gestes barrière, mais surtout dans le contexte terroriste actuel. Après l’attentat dans la basilique Notre-Dame de Nice, jeudi 29 octobre, les lieux de culte sont désormais soumis à une vigilance particulière dans le cadre du plan Vigipirate. 

Le sanctuaire de Lourdes reste ouvert

Contrairement au printemps dernier, le sanctuaire de Lourdes gardera ses grilles ouvertes. La Grotte de Massabielle restera accessible jusqu’au 1er novembre afin de permettre les commémorations des fidèles défunts pour la Toussaint. A partir du 2 novembre, seule la basilique Notre-Dame du Rosaire sera ouverte pour les prières personnelles uniquement. Pour s’y rendre, il faudra tout de même une attestation dérogatoire de déplacement et seules les personnes habitant à moins d’un kilomètre pourront s’y rendre. Les portes seront ouvertes de 8 heures à 20 heures tous les jours et l’accès se fera uniquement par la porte Saint-Joseph. 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Ecrivez votre commentaire
Entrez votre nom