Commerce : ces rayons qui ferment dans les grandes surfaces

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Après la fronde d’une partie des maires contre la concurrence déloyale entre les supermarchés et les petits commerces, le Premier ministre a ordonné la fermeture des rayons « non-essentiels » dans la grande distribution. 

Le décret paru au Journal Officiel, mardi 3 novembre précise les produits considérés comme « non-essentiels » qui ne pourront plus être vendus en supermarchés. A partir du mercredi 4 novembre, un certain nombre de rayons ne seront plus accessibles 

Les rayons qui devront fermer

  • Culturel : livres, CD, DVD ou jeux vidéos
  • Textile
  • Jouets
  • Bijouterie/joaillerie
  • Décoration et arts de la table
  • Ameublement
  • Gros électroménager
  • Fleurs
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Ce qui est considéré comme « essentiel »

  • Alimentation générale (fruits et légumes, viandes et de produits à base de viande, poissons, crustacés et mollusques, pain, pâtisserie et confiserie en magasin spécialisé, boissons, détail alimentaires)
  • Produits surgelés
  • Commerce de gros
  • Produits de toilette
  • Produits d’hygiène
  • Produits d’entretien
  • Produits de puériculture
  • Entretien, réparation et contrôle technique de véhicules automobiles, de véhicules, engins et matériels agricoles
  • Commerce d’équipements automobiles
  • Commerce et réparation de motocycles et cycles
  • Fourniture nécessaire aux exploitations agricoles
  • Graines, engrais, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux en magasin spécialisé
  • Carburants et combustibles en magasin spécialisé, boutiques associées à ces commerces pour la vente de denrées alimentaires à emporter, hors produits alcoolisés, et équipements sanitaires ouverts aux usagers de la route
  • Détail de textiles en magasin spécialisé
  • Journaux et papeterie en magasin spécialisé
  • Produits pharmaceutiques en magasin spécialisé
  • Articles médicaux et orthopédiques en magasin spécialisé
  • Optique
  • Produits à base de tabac, cigarettes électroniques, matériels et dispositifs de vapotage en magasin spécialisé
  • Equipements de l’information et de la communication en magasin spécialisé
  • Détail d’ordinateurs, d’unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé
  • Détail de matériels de télécommunication en magasin spécialisé
  • Détail de matériaux de construction, quincaillerie, peintures et verres en magasin spécialisé
  • Location et location-bail de véhicules automobiles
  • Location et location-bail d’autres machines, équipements et biens
  • Location et location-bail de machines et équipements agricoles
  • Location et location-bail de machines et équipements pour la construction
  • Réparation d’ordinateurs et de biens personnels et domestiques
  • Réparation d’ordinateurs et d’équipements de communication
  • Réparation d’ordinateurs et d’équipements périphériques
  • Réparation d’équipements de communication
  • Blanchisserie-teinturerie
  • Blanchisserie-teinturerie de gros
  • Blanchisserie-teinturerie de détail
  • Activités financières et d’assurance

Ces produits pourront être commercialisés dans « les supermarchés, les magasins multi-commerces, les hypermarchés et les autres magasins de vente d’une surface de plus de 400 m² », précise le décret. 

Pourquoi ce décret ?

Contrairement au premier confinement du mois de mars, les mesures du gouvernement sont de plus en plus contestées. L’impact économique pour les petites et moyennes entreprises inquiètent et les élus locaux montent au créneau. En Occitanie, Brigitte Barèges, maire de Montauban ; Robert Ménard, maire de Béziers ; Louis Aliot, maire de Perpignan ; Stéphanie Guiraud-Chaumeil, maire d’Albi ; Christian Teyssèdre, maire de Rodez ou encore Bernard Carayon, maire de Lavaur ont pris depuis vendredi des arrêtés municipaux autorisant les commerces jugés « non-essentiels » à rouvrir, en réponse à « une concurrence déloyale » de la grande distribution.

Le Premier ministre Jean Castex a du intervenir à la télévision, dimanche soir, pour calmer la fronde et a annoncé de nouvelles mesures « au nom de l’équité et de la sécurité sanitaire ». Le gouvernement doit faire un nouveau point « dans 15 jours, puis à l’échéance du 1er décembre », a annoncé le locataire de Matignon.  

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