Occitanie : des initiatives locales pour protéger les commerçants

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Les élus locaux se rebiffent contre les mesures du confinement décidées à Paris, notamment au sujet de la fermeture des commerces « non essentiels ». 

Le deuxième confinement sonne comme un coup dur pour les petits commerçants, confronté à la concurrence de la grande distribution et des plateformes de vente en ligne qui peuvent maintenir une activité quasi normale. Contraints de fermer leurs portes s’ils sont considérés comme « non-essentiels » par le gouvernement, ils voient tout une partie de leur chiffre d’affaire s’envoler, à l’approche de Noël, période habituellement la plus lucrative.

L’appel des maires en faveur des commerces de proximité

Malgré l’interdit jeté par le gouvernement, plusieurs maires de la région Occitanie ont pris des mesures pour permettre aux petits commerçants non-essentiels de rouvrir. Ainsi, dès le premier jour du confinement, vendredi 30 octobre, Robert Ménard, maire de Béziers, Brigitte Barèges (Montauban) et Louis Aliot (Perpignan), ont publié des arrêtés municipaux pour autoriser l’ouverture des « commerces non-essentiels ». Dès le samedi 31 octobre, c’est au tour du maire de Rodez, Christian Teyssèdre, puis d’Albi, signé de la main de Stéphanie Guiraud-Chaumeil, de prendre un arrêté dans le même sens. Lundi 2 novembre, Bernard Carayon, maire de Lavaur, s’est lui aussi jeté dans la bataille, autorisant la réouverture des commerces et des salles de sport, et autorisant les réunions dans les lieux de culte.

L’un des principaux fondements de ces arrêtés municipaux s’opposant au décret gouvernemental est la rupture d’égalité entre les petits commerces locaux et la grande distribution, ainsi que la vente par internet. Les premiers magistrats demandent ainsi qu’il soit mis fin « à la rupture d’égalité flagrante entre les petits commerçants et la grande distribution ».

Jean Castex sommé de réagir

Face à la fronde des élus locaux, le Premier ministre Jean Castex s’est exprimé sur le sujet le dimanche 1er novembre, sur TF1. Refusant de permettre aux petits commerces d’ouvrir leurs portes, il a cependant annoncé la fermeture des rayons considérés comme « non-essentiels » dans les grandes surfaces, voulant ainsi mettre fin à l’inégalité de traitement entre grande distribution et petits commerces. Cette mesure, si elle répond en partie aux attentes des maires, ne permet cependant pas de régler le problème de la vente en ligne, qui voit son chiffre d’affaire augmente au détriment des commerçants locaux.

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Des aides prévues par la région

Pour pallier les difficultés rencontrées par les petits commerçants, la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, a dévoilé des mesures qui seront mises en place pour leur venir en aide. Parmi ces propositions, la présidente a tout d’abord proposé de laisser le soin aux préfets, en lien avec les élus, de déterminer qui pourra rester. Carole Delga, dénonçant l’avantage donné à la grande distribution sur les petits commerces, a proposé une taxe exceptionnelle pour les grandes plateformes de commerce sur internet, taxe qui serait reversée à un fonds de relance des petits commerces.

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Différents sites seront également lancés pour mettre en lien les consommateurs et les commerces locaux. Le site Tousoccitariens, mis en place lors du premier confinement, permet de trouver des denrées alimentaires, tandis que la plateforme Dans ma zone, qui sera lancée le 12 novembre, permettra de se fournir localement, hors alimentaire. gLa région Occitanie met également en place des aides financières pour permettre la digitalisation des services, comme par exemple le « clic and collect », ainsi que pour prendre en charge une partie des loyers des commerçants.

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