Immigration : la justice reconnait le premier « réfugié climatique »

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Un Bangladais s’est vu annuler l’obligation de quitter le territoire par la cour administrative d’appel de Bordeaux. Atteint d’un asthme sévère, le tribunal a retenu le critère environnemental. 

C’est une décision inédite prise par la cour administrative d’appel de Bordeaux. Un homme originaire d’une ville située à 200 kilomètres de la capitale du Bangladesh, Dacca a vu son obligation de quitter le territoire, prononcée par la préfecture de Haute-Garonne, être annulée par la justice française.  

Dacca est considérée comme la deuxième capitale la plus polluée au monde, selon un rapport de Greenpeace publié en 2019. Son avocat, maître Ludovic Rivière argumente que renvoyer son client dans son pays, « c’était le soumettre immédiatement à un risque de mort ». L’individu de 40 ans souffre d’une maladie respiratoire chronique qui a motivé la décision du tribunal, faisant de lui, le premier à se voir attribué le statut de réfugié.

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L’homme est arrivé en France en 2011 et s’est depuis installé à Toulouse. Il travaille comme cuisinier-serveur dans un restaurant et dispose d’un titre de séjour temporaire en qualité d’étranger malade depuis 2015. La préfecture de Haute-Garonne a délivré en 2019 une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal administratif de Toulouse l’avait annulé une première fois en juin 2020 avant que le préfet ne fasse appel de ce jugement. La cour administrative d’appel de Bordeaux est donc allé encore plus dans sa décision finale, estimant qu’on ne peut renvoyer un malade asthmatique dans un pays pollué. 

 

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