Tarn : Certaines routes retrouvent leur limitation à 90 km/h

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Instaurée en juillet 2018, la limitation des routes départementales à 80 km/h va être peu à peu révisée dans le Tarn.

Jeudi 7 janvier, le président du Conseil départemental du Tarn, Christophe Ramond, a annoncé lors de ses vœux à la presse que le département allait progressivement enclencher un retour à la limite de 90 km/h. Cette volonté était affichée depuis quelque temps déjà par le président, qui devait cependant faire face à certaines contestations.

Des conditions strictes

La loi d’orientation des mobilités (LOM) du 24 décembre 2019, prévoit en effet, en son article 34, la possibilité pour les départements ou les maires de relever la limite de vitesse de 10km/h, à certaines conditions. Une circulaire complète le dispositif, précisant les conditions dans lesquelles le passage à 90 km/h peut être effectué.

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La Commission départementale de la sécurité routière (CDSR) doit être consultée pour tout changement dans la règlementation sur la vitesse. La circulaire précise que les tronçons de route concernés par un éventuel changement dans la limitation doivent faire minimum 10 kilomètres. Les membres de la CSDR devront également donner un avis défavorable si le tronçon comprend des arrêts de transports en commun, si des riverains circulent aux abords de la route, ou si des véhicules agricoles peuvent être présents. Le changement pour 90 km/h sera interdit également si la route est traversée par des pistes cyclables ou des chemins de grande randonnée.

Des conditions très difficiles, qui rendaient a priori impossible l’application de la dérogation aux routes du Tarn. Le Conseil départemental a cependant adopté la mesure pour trois routes départementales, rejoignant la grosse trentaine de départements ayant choisi de s’opposer au pouvoir central sur le sujet.

Pas de changement en Haute-Garonne

Son homologue de la Haute-Garonne, Georges Méric, s’est quant à lui positionné contre l’abandon de l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h. Lors de la cérémonie de présentation des voeux, mardi 12 janvier, il a rappelé que la décision prise en 2018 par le Premier ministre de l’époque, Edouard Philippe, avait été actée « sans aucune consultation des élus locaux et avait suscité une bronca chez les habitants des secteurs périurbains et ruraux ». Cette mesure a été, entre autre, à l’origine de la révolte des Gilets jaunes.  

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L’étude des services techniques du Département a révélé que seul « 6% du réseau routier départemental pourrait potentiellement faire l’objet d’un rehaussement de la vitesse limitée autorisée », selon les critères fixés par le gouvernement. « Le fait de relever la vitesse maximale sur ces sections n’aurait donc que très peu d’effet sur les déplacements des Hauts-Garonnaises et des Hauts-Garonnais et leurs temps de parcours », conclut le président du Département.

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