Quel nom pour Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées ?

0
748

Alors que l’ensemble Nord-Pas-de-Calais Picardie est aujourd’hui rebaptisé par la très administrative dénomination « Hauts-de-France », nous ne savons toujours pas comment notre région sera nommée dans le futur. La Dépêche Du Midi, particulièrement laudative à l’égard de la majorité rose bonbon de la région, nous informait il y a quelques jours du processus choisi pour le changement de nom. Disons le clairement, il s’agit d’une usine à gaz dont seuls les socialistes ont le secret.

La décision sera rendue le 24 juin prochain par les élus au Conseil Régional après une très étrange « consultation populaire », presque ouverte à la terre entière. «Je souhaite (que le processus de détermination du nom) intègre des principes et des valeurs, autour d’un nom fédérateur, porteur d’ambitions collectives et d’une identité commune» indiquait la présidente Carole Delga. Son bras droit Fabrice Verdier, nouveau « monsieur nom » de la région, précisait de son côté qu’ils allaient « procéder au baptême laïque de ce magnifique bébé », oubliant d’ajouter que le « magnifique bébé » était aussi vorace en moyens qu’un éléphanteau affamé. Mais passons, ce n’est pour le moment pas ce sujet qui nous intéresse au premier chef.

Concrètement, quelle sera la méthodologie de cette « consultation populaire » ? En premier lieu, un «Comité du Nom» composé de trente personnalités non politiques (vraisemblablement plus ou moins directement proches de la gouvernance radicale socialiste) devra plancher sur les propositions de noms, puis discriminer les mauvais choix afin de proposer une liste cohérente à la « consultation populaire ». Les noms présélectionnés par le « Comité du nom » seront ensuite soumis à un vaste panel d’individus, en une sorte de tour de Babel régionale. Le corps « électoral » (sic) sera étendu aux lycéens, apprentis, « Aveyronnais de Paris » (lu dans La Dépêche)… Tous ces gens voteront en ligne selon des modalités encore inconnues à l’instant où j’écris ces lignes. Et puis, tant qu’à étendre le corps « électoral », pourquoi ne pas aller jusqu’à l’absurde en incluant les Alsaciens qui ont « l’Occitanie au cœur » et autres « migrants » expulsés de la région mais y ayant séjourné quelques jours ? Tout cela est parfaitement ridicule.

Alors, quel nom ? Les lecteurs de La Dépêche penchent pour « Occitanie » qui a le mérite de correspondre à une réalité historique mais qui ne comprend ni les Catalans, ni les Provençaux du Gard, et ne rend pas totalement justice aux Gascons de la région. Certains proposent des noms fusionnant les anciennes dénominations tels « Languedoc-Pyrénées » ou « Midi-Roussillon ». En dernier ressort, ce sont les habitants de la région, plus le monde entier, qui « choisiront. » Le tout après une sélection exercée par un comité désigné par la région, et avant la décision finale des élus régionaux. On a vu mieux en terme de démocratie directe ! En effet, les personnes consultées ne pourront donner qu’un avis que l’exécutif régional aura tout loisir de piétiner en cas de mauvais choix.

Gageons que Carole Delga, Jean-Michel Baylet, et leurs sbires sauront orienter la « consultation » dans le sens qu’ils préféreront. Nous serons vigilants. Pas question que la région ne se prénomme « Sud de France ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

Ecrivez votre commentaire
Entrez votre nom