Rencontre avec Marie Glinel, responsable de l’UNI 31.

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C’est sous un soleil matinal aux abords de l’Université du Capitole que notre équipe a rencontré, Marie Glinel, la responsable de l’UNI 31. Syndicat réputé de droite, il est le principal opposant à l’UNEF, proche pour sa part du Parti Socialiste. Âgée de  22 ans, elle est blonde et pétillante, elle rentre cette année en Master 2 de droit public et de philosophie.

Infos-Toulouse : Bonjour Marie, pourrais-tu te présenter à nos lecteurs ?

Marie Glinel : « Bonjour, je m’appelle Marie, je suis originaire de Normandie. J’ai pris la direction de l’UNI 31 il y a quelques mois maintenant, je siège au conseil central de l’université et au conseil municipal des jeunes. Je fais mes études en droit public et philosophie et je m’oriente vers la recherche sur l’embryon, qui est pour moi un sujet intéressant par son intemporalité : il s’agit d’un droit naturel. »

IT : Quels sont les projets de l’Uni pour cette rentrée étudiante et quels sont vos effectifs ?

M.G : « Nous sommes une trentaine de militants actifs au sein de l’UT1 et autant de sympathisants qui ont adhéré. C’est un effectif qui tient la route comparé à ces dernières années, où des tensions internes ont fragilisées le mouvement.

Contrairement à l’UNEF, nous n’avons pas vocation à être un mouvement politique. Nous voulons redéfinir notre notion de la droite.

Aujourd’hui notre mot d’ordre est : « Liberté, responsabilité, excellence et mérite ».

Cette année nous voulons permettre aux étudiants de préparer leur insertion professionnelle afin de mieux appréhender la vie de demain. Nous organiserons des réunions publics et des conférences afin d’apporter une élévation culturelle au sein de la faculté. »

IT : L’actualité de la rentrée à Toulouse  tourne autour de l’augmentation des prix du métro, notamment ceux imputés aux étudiants. Quelle est la position de l’UNI sur ce sujet ?

M.G : « C’est une hausse dérisoire. Je pense que c’est simplement un règlement de compte avec la mairie qui n’a pas l’étiquette politique qui leur plaît. Nous soutenons le maire dans cette action. »

IT : Quels sont vos relations avec la mairie et plus généralement avec l’UMP 31 ?

M.G : « Nos relations sont cordiales, mais nous sommes bien évidemment indépendants. Jean-Luc Moudenc est un bon maire. Il est pragmatique… Il n’est pas très mondain, mais c’est un bon technicien.Il maîtrise ses dossiers et c’est ce que l’on demande à un maire … nous le soutenons dans ses actions et son bilan.

Avec l’UMP nous n’avons pas de relations directes. Nous travaillons chacun de notre côté mais nous ne rentrons pas sur le terrain de la politique politicienne. Nous dépendons que d’une seule structure : l’UNI nationale. Pour les primaires nous avons décidé de ne pas nous positionner. Chacun est libre. Nous avons obtenu de Bruno Le Maire la sélection à l’Université dans son programme. Opposé à la méritocratie, c’est sous notre pression qu’il s’est ensuite déclaré favorable. »

IT : Un sujet revient régulièrement dans le débat public. Êtes-vous favorable à l’interdiction du voile à l’Université ?

M.G : « Je suis pour le strict respect de la laïcité. Je suis moi-même catholique mais la religion doit rester dans le domaine privé. Le voile est un élément de fermeture contrairement à l’ouverture à la science et au savoir que nous offre l’université. C’est une tenue d’appartenance à une religion, un moyen de se différencier des autres. Je ne suis pas pour l’application de la loi de 2004 mais pour sa transposition dans l’enseignement supérieur. »

IT : Un dernier mot pour la rentrée ?

M.G : « Nous voulons reconquérir le domaine culturel de l’université, trop longtemps sous l’emprise du bon vouloir de l’UNEF. Nous voulons défendre le mérite des étudiants en mettant en avant  « la Liberté, la responsabilité et l’excellence ».

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