Barricades et pillage pour conclure une semaine de chaos

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Crédit photo : M.V/Infos-Toulouse
Toulouse a encore connu une fin de journée agitée, samedi 8 décembre. Plusieurs centaines de pilleurs sont venus entacher le quatrième week-end de mobilisation des gilets Jaunes. 

Un samedi à l’image de la semaine. De violents incidents ont frappé le quartier Saint-Cyprien, samedi 24 novembre, à l’issue de la manifestation des Gilets jaunes. Une quatrième mobilisation qui a réuni 6 000 personnes dans le département, dont 5 000 à Toulouse mais qui a dégénéré sur la rive gauche de la Garonne.

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Après un début de journée dans le calme, où les manifestations de Gilets jaunes se sont déroulées de manière pacifique. Elles ont cohabité avec un autre rassemblement pour le climat dans l’après-midi, ou quelques personnes vêtues de jaune s’y sont greffés. Le cortège a ensuite pris la direction du pont des Catalans, grossissant au fur et à mesure des rues parcourues. C’est devant le musée des abattoirs que la tension est monté d’un cran, voire même de plusieurs. La présence d’un chantier à proximité aidant, des barricades se sont enflammées forçant les policiers à charger aux alentours de 17 heures.

Plusieurs heures de casses et de pillages

C’est à partir de cette charge que la situation s’envenime. Mené par des groupes d’extrême-gauche, notamment composés d’anarchistes, les incidents se sont multipliés jusqu’à Patte d’oie et les Arènes, où plusieurs dizaines de racailles ont profité du chaos pour s’adonner au pillage. Des images semblables aux événements de Paris, le même jour : voitures incendiées, vitrines brisées, mobiliers urbain dégradés et boutiques pillées.

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Le bilan est lourd pour la ville rose. 40 blessés (28 parmi les forces de l’ordre et 12 parmi les manifestants), 39 interpellations et 34 gardes à vue, selon la préfecture de Haute-Garonne. Des arrestations qui concernent pour la plupart la découverte d’armes sur eux : bombes artisanales, armes blanches, marteaux ou liquides inflammables. Dans toute la France, c’est un nombre record d’interpellations qui ont eu lieu : 1783, dont 1220 personnes ont été placés en garde à vue. La plupart des arrestations ont été préventives avant le rassemblement parisien. Une procédure contestée qui décrédibilise une nouvelle fois l’État donnant des leçons de Droits de l’Homme à la terre entière.

Jean-Luc Moudenc voit l’ultragauche et l’ultradroite « main dans la main »

En direct sur BFMTV, le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc s’est indigné des violences. Bien qu’il se soit félicité que « les choses ont été semble-t-il mieux maîtrisées que samedi dernier« , le premier magistrat de la ville a dénoncé la connivence « des deux extrêmes », pointant une présence « main dans la main » de l’extrême droite et l’extrême gauche dans le cortège qui aurait fait déraper la situation. Et pour appuyer ses dires, Jean-Luc Moudenc dit être allé voir de lui même, discrètement, la manifestation…

Une fake news pas corrigée par les journalistes de BFMTV. Si des drapeaux d’organisation de gauches étaient visibles dans les manifestations, aucune présence d’éléments de l’ultradroite n’est avérée. L’Action française a d’ailleurs communiqué sur la présence de quelques-uns de ses militants au rassemblement de Lespinasse, dans le nord de Toulouse. De plus, pas besoin d’être un fin analyste de la situation politique locale pour savoir que chacun des deux camps se vouent une défiance suffisante pour empêcher toute alliance, même de circonstance. Raillé sur Facebook, ses administrés attendaient certainement une réaction sur la présence massive de « racailles » dans le centre-ville, faisant régner un climat délétère des Carmes aux Arènes.

Un appel pour un Acte V

Si d’après les analystes politiques de BFM « le mouvement s’essouffle », près de 300 Gilets jaunes se sont rassemblés sous la pluie pour une assemblée générale autour du lac de Sesquières. Une « action de blocage économique » est annoncée sur Toulouse jeudi 13 décembre. Elle est impulsée par le collectif « Y’a pas d’arrangement ».

D’autres porte-parole de Gilets jaunes appellent à un nouveau rassemblement à Paris, samedi prochain.

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