Patricia Cavelieri d’Oro nouvelle recrue de Debout la France

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Patricia Cavelieri
Les militants de Debout la France 31.
Debout La France 31 continue de grandir. À la veille des élections européennes, la section départementale du parti de Nicolas Dupont-Aignan compte désormais une nouvelle recrue dans ses rang : Patricia Cavelieri d’Oro. 

Déléguée départementale du Nouveau Centre, le mouvement d’Hervé Morin, Patricia Cavelieri d’Oro a démissionné et décidé de rejoindre Debout La France. Le mouvement « correspond à mes convictions politiques tant dans le domaine social, de la sécurité et de l’immigration ». Ajointe au social de 2014 à 2016 à la mairie d’Auterive, en charge du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) et du chantier d’insertions, c’est « en raison de profondes divergences » dans le domaine de la sécurité (une vraie police municipale) que les délégations lui ont été retirées par Jean-Pierre Bastiani, le maire centriste de l’époque.

Aujourd’hui, Damien Jeanne, secrétaire départemental de Debout La France, officialise le ralliement de son homologue du Nouveau Centre. Rencontre avec Patricia Cavelieri d’Oro.

Infos-Toulouse : Quel est votre parcours politique ?
Patricia Cavelieri d’Oro : 
J’ai adhéré à l’UDI en 2014, Bastiani étant Centriste, et faisant partie de son équipe. Je dois dire qu’au sein de l’UDI, j’ai rejoint le Parti Radical Valoisien, et je suis très vite revenu à l’UDI n’étant pas en adéquation avec le nouveau président du Parti Radical. En 2016, j’ai été élu au bureau départemental de l’UDI sous la présidence de Monsieur le Sénateur Pierre Medevielle. En 2017, j’ai soutenu la candidature de François Fillon. Étant opposée au positionnement de mon parti vis-à-vis d’Emmanuel Macron, suite à l’explosion de l’UDI je n’ai plus eu aucun engagement politique. J’ai rejoint le Nouveau Centre en Mars 2016, et j’ai été nommée provisoirement déléguée départementale, en attendant la constitution de cette fédération 31 dont le président avait démissionné.

Pourquoi avoir choisi de rejoindre Debout La France ?
Étant opposée à la politique de Macron, ayant du mal à trouver mes marques au sein du « Nouveau Centre » qui reste pour moi un parti d’élus, j’en veux pour preuve la création du groupe « Territoires » à l’Assemblé nationale. Debout la France répond à mes questionnements quant à la sécurité, mais aussi sur l’immigration en dénonçant avec assertivité le Pacte de Marrakech. J’ai écouté la prise de parole de Nicolas Dupont-Aignan, cette intervention, à mon sens, était pertinente, concise et positionnée de façon assertive dans l’opposition au gouvernement Macron. En conséquence, un seul choix s’imposait pour moi : rejoindre Debout la France.
Être centriste aujourd’hui, est-ce une impasse ? 
Eu égard aux différentes approches énoncées au début de cet entretien, à mon sens oui, ils sont dans une impasse, trop proches de la politique de Macron. Liés à cet humanisme qui les empêchent de prendre des mesures de protection vis-à-vis des migrants et du développement de l’islamisme. Trop Européens aussi, au détriment des intérêts de la France.

Comment juger la gestion municipale d’Auterive sous l’ère Jean-Pierre Bastiani ? Y a t-il eu du changement depuis son départ ? 
Je dois dire que je n’en garde pas un excellent souvenir, j’étais arrivée avec un programme dans le social, en raison d’ordres et contre ordres, rien n’a été réalisé, à mon actif quand même j’avais travaillé en amont pour les Chantiers d’Insertion qui ont vu le jour, un bémol, les subventions de la mairie, sous la gouvernance de Jean-Pierre Bastiani ont doublé par rapport aux engagements initiaux, fort heureusement, j’étais déjà partie. Suite à l’élimination de plusieurs adjoints, nous avons démissionné avec l’opposition. Si l’on s’en réfère aux résultats des élections de 2018, l’adjointe sortante et tête de liste de Jean-Pierre Bastiani, Nadine Barre (Parti radical recomposé avec les PRG) n’a pas été élue, en conséquence on peut douter d’un succès quant à l’adhésion des Auterivains à ce mandat. Nadine Barre se prépare par ailleurs aux prochaine municipales, bien évidemment, au vue de ce tragique mandat, je ne soutiendrai pas sa liste. Quant à la gestion actuelle, je suis en opposition avec la politique sociale et surtout avec la sécurité, qui n’est jamais que la continuité de la politique de Bastiani.

« Tout migrant et porteur de carte de séjour ne devrait recevoir aucune aide avant d’avoir travaillé à temps plein pendant une durée de trois ans minimum. »

Qu’est-ce qu’une France sociale dont vous souhaitez défendre auprès de Nicolas Dupont-Aignan ?
Il me semble qu’il serait grand temps que l’on s’occupe des Français, et que l’on cesse de donner notre argent à des gens qui n’ont rien à faire sur notre sol, et qui de surcroît haïssent la France. Pourquoi les titulaires de carte de séjour ont-ils les mêmes droits (RSA, APL, formations…) et sont souvent prioritaires dans les logements sociaux ? Pourquoi continuer à assister les fichés S ? Il faut revoir les tranches d’imposition et cesser de créer des sous classes en écartant de l’impôt les classes les plus pauvres, même une somme modique de 20€ ferait d’eux des citoyens à part entière, ces mesures, à mon sens accroîtraient le sentiment national et permettraient de lutter contre la discrimination. Tout migrant et porteur de carte de séjour ne devrait recevoir aucune aide avant d’avoir travaillé à temps plein pendant une durée de trois ans minimum. Revaloriser les porteurs d’AAH, revoir et développer les structures d’enfants souffrant de Handicap. Revoir à la hausse les droits de nos séniors qui ont un minimum vieillesse. D’autres sujets sont à aborder, mais je m’arrêterais là pour l’instant.
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Vous êtes soucieuse d’une politique de sécurité, c’est pour cette raison que vous avez démissionné de la mairie d’Auterive, comment doit-elle s’articuler à l’échelle nationale comme locale ?
Effectivement, le maire m’a retiré mes délégations après m’avoir confié la mission de la mise en place du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD). Je m’étais à l’époque beaucoup investi sur le sujet, pour moi, Auterive, ville 10 000 habitants, la plus pauvre, dans laquelle on croise des petits dealers se livrant à leur commerce à la vue de tous, devrait se doter d’une vraie police municipale, armée, faisant des rondes entre autre. D’emblée, le chef de la police municipale et son adjoint s’y sont opposés, soutenus par Jean-Pierre Bastiani. Les caméras de surveillance ne doivent pas être uniquement réservées à la gendarmerie pour résoudre une enquête. Elles doivent être utilisées pour lutter contre la délinquance par des policiers municipaux formés. Le maire doit être informé du nombre et du nom des fichés S dans une commune. Tout ceci découle d’une politique nationale axée sur la prévention de la délinquance et du terrorisme.
Quels sont vos projets au sein de DLF ?
Un investissement au sein du département pour développer notre parti, tant en terme d’adhérents que d’élus. Dans un premier temps, travailler pour une réussite aux élections européennes, en mai 2019, nos résultats nous permettront alors de nous imposer, de façon incontournable sur l’échiquier politique. Un dernier mot, je remercie Damien Jeanne de m’avoir accueillie au sein de son équipe, de la confiance accordée, de sa réactivité, et le félicite pour l’obtention de cette nouvelle mission qui est à la hauteur de ses compétences.
Propos recueillis par Étienne Lafage. 

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