Un français sur deux favorable à la nomination d’un militaire à la tête de l’État

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Un français sur deux serait favorable à la nomination d’un militaire à la tête de l’État. Lequel d’entre-eux pourrait-il prendre le pouvoir ? 

Un sondage réalisé par Odoxa pour les éditions J. Claude Lattés au mois de février et rendu publique par nos confrères du Point aujourd’hui donne un résultat plus qu’étonnant : plus d’un français sur deux serait favorable à une diminution des libertés publiques et… à la nomination d’un militaire à la tête de l’état en cas de nouvel attentat.

Sondage qui pourrait paraître surprenant mais rappelons ici qu’en novembre 2015, quelques jours après les attentats meurtriers de Paris, Manuel Valls alors Premier ministre déclarait lors d’un entretien à la télévision:

« Ce que je veux dire aux Français, c’est que nous sommes en guerre. Oui nous sommes en guerre ».

Il est donc logique que suite aux échecs répétés de l’état face à « la guerre contre le terrorisme », les français envisagent de se tourner vers un homme dont la guerre est le métier. Même, si comme disait Clémenceau, « La guerre est quelque chose de trop grave pour la confier à des militaires ».

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Depuis quelques années,  plusieurs officiers généraux se sont lancés dans le débat public, pensant que leurs expériences humaines du commandement et de l’autorité leur permettraient d’apporter  des solutions crédibles aux difficultés traversé par notre pays. Les exemples ne manquent pas :

Bertrand Soubelet

Général de gendarmerie, qui sera « mis au placard » pour avoir osé dire la vérité sur le manque de moyen de la gendarmerie et les carences de la justice lors d’une audition parlementaire en 2013. Lors d’un entretien chez C-News en 2018, ce dernier appelle à entrer en résistance.

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Didier Tauzin

Général de division de l’armée de terre, ancien « patron » du 1er RPima , il écrira un livre en 2015, « rebâtir la France »,  dans lequel il parle de la nécessité  de « refonder la politique comme service de l’homme et du citoyen », base sur laquelle l’économie, l’enseignement, la médecine et toutes activités humaines seront progressivement replacés au service de l’homme et du citoyen. Un autre suivra en 2016 ou il demandait l’instauration d’une démocratie plus directe et la mise en place d’un référendum d’initiative populaire. Il déclare en décembre dernier sur son compte Facebook à l’attention du chef de l’État :

« Nous sommes quelques officiers généraux tout à fait disposés à venir vous apprendre à faire de la politique. Éventuellement à prendre votre place si vous voulez partir, ce que, je pense, vous allez faire bientôt ».

Christian Piquemal

Ancien patron de la Légion Etrangère. En février 2016, il est interpellé à Calais par la police après une prise de parole lors d’une manifestation contre les migrants et l’« islamisation de l’Europe ». Il sera radié de la deuxième section des officiers généraux à la demande du ministre des Armées de l’époque Jean-Yves Le Driant. Il a rejoint depuis le Conseil National de la Résistance Européenne avec Renaud Camus, le théoricien du Grand Remplacement et Karim Ouchikh, président du SIEL.

Pierre de Villiers

Ancien chef d’état-major des armées, plus haute fonction de l’armée française. Suite à sa démission fracassante de son poste suite à un désaccord avec le chef de l’état, un nombre important de personnes le verrait bien prendre des responsabilités politiques. Un appel au général de Villiers est diffusé depuis quelques mois sur les réseaux sociaux.

L’armée reste l’institution à laquelle les français font le plus confiance pour lutter contre le terrorisme au contraire de la justice et surtout des pouvoirs publics. Mais de là à administrer le pays… chacun son métier.

Jérôme Gerber.

3 Commentaires

  1. La dernière phrase de l’article et plus particulièrement le « chacun son métier » à de quoi interpeller car qui aujourd’hui possède des capacités suffisantes pour administrer notre pays ? Vraisemblablement pas les énarques dans leur immense majorité.

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