Chine. « Vendre un paquet de cigarette à celui qui vient de braquer ta supérette c’est rarement une victoire. »

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Le journal L’Étincelle revient sur la visite du Président chinois, Xi Jinping. La commande de 300 Airbus par la Chine est-elle vraiment une victoire pour l’Europe ?  

Nous avons récemment eu la visite du Président chinois, Xi Jinping. L’honneur réservé à ce chef d’État est parfaitement compréhensible, son pays est désormais l’une des plus grandes puissances mondiale. En diplomatie il n’y a pas d’amis, pas de morale que des intérêts. Mais il semblait que notre président, Monsieur Emmanuel Macron, devait lui défendre nos intérêts. Lui, le premier fonctionnaire de l’Etat. Hors il semble que cette visite n’était pas vraiment salutaire à l’intérêt supérieur du pays. On me dirait, qu’effectivement nous avons réussi à revendre quelques avions. C’est en réalité une piètre victoire. Vendre un paquet de cigarette à celui qui vient de braquer ta supérette c’est rarement une victoire.

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Il ne faut pas oublier qu’en 2008, la Chine a profité de la chute grecque pour faire main basse sur l’Europe du sud et de l’est. La Grèce voulu légiférer contre les rachats massifs qui mettaient des milliers de personnes au chômage, mais la Chine menaça de stopper ses activités portuaires dans le pays. Le gouvernement grec plia. L’Allemagne à son tour voulu légiférer. La Chine menaça de ne plus pourvoir le pays en matériel industriel nécessaire au marché automobile allemand. Enfin ce fut à la France d’avoir des volontés restrictives. Échec, la menace visa le marché viticole. Ainsi, nous nous rendions après une guerre économique qui n’avait pas vraiment commencé. Quand on sait comment notre gouvernement traite les gouvernements hongrois ou italiens, notamment en rappelant son ambassadeur de Rome, on ne saurait qu’être étonné. Pourquoi avoir tant de mépris pour nos partenaires européens quand on en a si peu pour la Chine, cette dictature qui s’acharne à détruire les peuples et les cultures qui la composent, notamment le peuple Tibétain, méticuleusement remplacé ethniquement, culturellement et religieusement.

Deux poids deux mesures ?

Pourquoi parler d’Europe sans Orban quand Merkel exige notre siège au Conseil de sécurité de l’ONU ? Pourquoi attaquer Salvini car il se mêle de politique française quand Recep Erdogan vient faire ses meetings électoraux en France auprès des communautés turcs, soit disant intégrées ? Pourquoi rompre avec Rome et pas avec Tel-Aviv quand la police israélienne débarque dans un centre culturel français dépendant de notre diplomatie ?

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Macron se veut donneur d’exemple, mais lorsqu’on soulève un peu le voile il n’y aucune logique que son intérêt personnel et non celui de la nation. Sa politique étrangère en est l’image, comme avec son peuple notre président est fort avec les faibles et faible avec les forts. Mais quoi de plus normal que d’inviter un président à l’image autoritaire, qui laisse polluer son sol, qui surveille les faits et gestes de millions de citoyens, qui fiche les opposants, qui centralise le pouvoir au détriment des petites patries, des cultures locales ? Xi et Emmanuel ne sont pas si éloignés finalement.

De Paris à Lhassa notre combat est le même, celui contre la bête mondialiste, contre l’argent-roi, contre la pollution de nos sols et de nos esprits, pour nos identités, nos cultures, nos peuples.

L’Étincelle

 

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