Carole Delga condamnée pour discrimination contre un maire RN

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Carole Delga
Carole Delga au Conseil régional d'Occitanie. Crédit : Lengadoc Info
Carole Delga a été condamnée par la cour d’appel de Nîmes pour discrimination envers la commune de Beaucaie à raison de l’opinion politique. 

La discrimination n’est pas toujours là où on le pense. La présidente du conseil régional d’Occitanie, Carole Delga a été condamnée, vendredi 26 avril par la cour d’appel de Nîmes pour discrimination envers la commune de Beaucaire, à raison de l’opinion politique. La ville gardoise est en effet dirigée depuis 2014 par Julien Sanchez… le président du groupe Rassemblement national au conseil régional. 

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Carole Delga devra verser à la ville 5 000 euros de dommages et intérêts, en plus de prendre en charge des frais de justice. Elle devra également s’acquitter de 1 000 euros d’amende. 

Refus de signer un contrat

Les poursuites ont été entamées il y a trois ans alors que Carole Delga refusait de signer le contrat de ville de Beaucaire Terre d’Argence. Ce contrat était le seul du Gard et de la région Occitanie (sur 38) à ne pas avoir été signé par le conseil régional. D’après Julien Sanchez, Carole Delga assume et revendique son refus de rencontrer le maire de Beaucaire. Il dénonce la « non prise en compte de la candidature » de sa ville pour l’implantation d’un lycée d’enseignement général. Beaucaire est la première ville du Gard en nombre d’habitants à en être dépourvu. 

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Julien Sanchez dénonce également l’absence de réponses sur le subventionnement de certains projets d’investissement portés par la commune. Le maire s’est félicité dans un communiqué de la décision de justice. 

Carole Delga dément

Dans Objectif Gard, Carole Delga assure que « les habitants de Beaucaire bénéficient d’aides de la Région depuis 3 ans à la même hauteur que sous les précédents mandats ». Mais elle réaffirme : « Je combats l’extrême droite et ses idées au nom des valeurs de la République et je la combattrai toujours. » Elle annonce se pourvoir en cassation face à cette « décision infondée qui pourrait avoir de lourdes conséquences demain pour l’ensemble des collectivités locales ». 

Étienne Lafage.

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