Monastère de La Garde : l’histoire d’une arrivée dans le Sud-Ouest

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C’est parti ! Direction le monastère Sainte-Marie de La Garde, situé en Nouvelle-Aquitaine tout près d’Agen. Fondé en 2002, ce prieuré bénédictin est en agrandissement perpétuel depuis ses débuts, et accueille actuellement 17 frères.

Entre leurs sept offices quotidiens, les moines font vivre l’artisanat monastique en fabricant notamment des sandales masculines et féminines dans leur atelier artisanal, et cultivent également des noix dans leur verger. Petit tour d’horizon en trois minutes chrono, vous nous suivez ?

Monastère de La Garde : le fondateur

Pour comprendre le monastère de La Garde, il faut savoir d’où vient l’abbaye du Barroux, sa maison-mère, et donc connaître son fondateur : Dom Gérard. En 1950, ce dernier entre au monastère de Madiran, transféré ensuite à l’abbaye de Tournay, qu’on ne vous présente plus !

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Mais en 1970, voulant conserver la vie monastique traditionnelle, il quitte la communauté, avec l’accord de son père abbé. Débute alors une humble vie d’ermite, d’abord dans les Alpes, puis en Provence… Et malgré lui, son rayonnement attire des postulants toujours plus nombreux !

Monastère de la Garde
Ci-dessus Dom Gérard, fondateur de l’abbaye du Barroux, rencontre le pape Jean Paul II à Rome. © Abbaye du Barroux

La maison-mère du monastère de La Garde

La communauté grandit alors si vite autour de Dom Gérard qu’il faut déménager, car les moines manquent de place ! Et c’est ainsi qu’en 1980, la première pierre du monastère Sainte-Madeleine du Barroux est posée.

Chantiers, poussière, grues : les moines bossent dur ! En 1989, tout est terminé, et le monastère est même érigé en abbaye. C’est pas beau, ça ? Car en parallèle, la communauté grandit : les moines sont soixante en 1999 ! Il faut alors créer une fondation, et c’est la naissance de… **roulement de tambours**: le monastère Sainte-Marie de La Garde !

Monastère de la Garde
L’abbaye du Barroux, en Provence, est l’abbaye-mère du monastère de La Garde. © Divine Box

Monastère de La Garde : l’arrivée

En 2002, c’est donc la création du monastère Sainte-Marie de La Garde ! Huit moines du Barroux arrivent ainsi au sommet d’un vallon, au lieu-dit « Lagarde », et redonnent vie aux murs d’un ancien fort du Moyen-Âge.

Aux origines, « Lagarde » est en effet un avant-poste protecteur de Castelculier, transformé plus tard en un vaste château seigneurial, qui fut malheureusement détruit au début du XXe siècle.

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À l’arrivée des moines en 2002, l’ancienne maison de maître devient le réfectoire, et les bergeries sont transformés en ateliers ou en chapelle. Plutôt cocasse…

Les moines veillent d’ailleurs à ce que leur nouvelle chapelle soit en harmonie avec le terroir local : l’utilisation de la pierre de Puymirol et de tommettes agenaises, la création d’un clocher-mur. La chapelle est aussi dédiée à sainte Foy, martyre locale morte en 303 !

La communauté, elle, grandit toujours, avec l’arrivée d’autres moines du Barroux, ainsi que d’autres nouveaux postulants !

Et bientôt de nouveaux travaux pointent le bout de leur nez…

Monastère de la Garde
La chapelle du monastère utilise de la pierre de Puymirol, et est réhaussée d’un clocher-mur, des éléments architecturaux typique de la région. © Divine Box

La construction du monastère Sainte-Marie de La Garde

Pour agrandir les lieux et construire un monastère digne de ce nom, les moines lancent ainsi en 2007 un grand concours d’architecture. Finalement, les moines retiendront un projet en deux étapes.

  • D’abord la restauration des bâtiments existants permettra d’accueillir 25 moines.
  • Plus tard, la construction d’un cloître et d’une église abbatiale augmentera la capacité d’accueil à 40 moines.

Tout démarre en 2010 avec le top du top des artisans locaux, et de nombreux bienfaiteurs dans la région. Allez, au boulot !

Ci-dessus, la première pierre de la construction du nouveau monastère, qui débuta en 2010. © Divine Box

Attention peinture fraîche !

Pour la petite histoire, ces grands travaux sont le fruit d’une incroyable campagne de financement et de communication sur internet, avec notamment l’aide de… Michael Lonsdale ! Dingue, non ?

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Tout avance alors comme prévu. L’hôtellerie remplace ainsi les anciennes granges, et les ateliers de travail manuel sortent de terre, aux côtés des cellules des moines et de la salle du chapitre, flambant neuve. Ça y est, le monastère prend réellement forme. Petit à petit…

Un des frères présente l’avancée des travaux du monastère (aujourd’hui, ces bâtiments sont achevés). © Sud Ouest Éco

Monastère de La Garde : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les bénédictins du monastère Sainte-Marie de La Garde sont dix-sept sur place et suivent donc la règle de saint Benoît. Suivant le principe « ora et labora » (« prière et travail »), ils prient ainsi huit fois par jour (premier office à 3h30 !) et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance.

En plus des tâches habituelles à une communauté (hôtellerie, magasin, ménage, cours…), les moines du monastère de La Garde sont spécialisés dans la confection de produits monastiques avec la fabrication de sandales et la récolte de noix. Pour en savoir plus, on se retrouve dans quelques semaines pour un prochain articles 😉

Les moines bénédictins du monastère prient huit fois par jour dans la chapelle. © Divine Box

 

Et pour goûter les délices aux noix ?

Bien évidemment, le mieux est de se rendre directement sur place, pour rencontrer les frères ! Le monastère se trouve au : Monastère Sainte-Marie de la Garde, Lagarde, 47270 Saint-Pierre-de-Clairac. 

Et pour ceux qui n’ont pas la chance d’habiter à côté, il est possible de se faire livrer chez soi les produits du monastère de la Garde grâce à la boutique en ligne Divine Box !

Divine Box. 

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