À Toulouse, « il ne s’agit pas d’un duel droite/gauche classique »

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Aimer Toulouse
L'ensemble des colistiers de Jean-Luc Moudenc pour les élections municipales de Toulouse. © Twitter/ @AimerToulouse

Alors que Nadia Pellefigue a annoncé son retrait de la course à l’élection municipale, Pierre Esplugas-Labatut, porte-parole de la liste Aimer Toulouse et colistier de Jean-Luc Moudenc rappelle les enjeux pour Toulouse, lors du second tour, le 28 juin prochain. 

Jean-Luc Moudenc devra affronter en duel Antoine Maurice, le 28 juin prochain. Non pas un duel au fleuret ou au pistolet, mais à travers les urnes. Pourtant, il s’agit bien d’un combat qui relève d’une importance cruciale pour les équipes du maire sortant. Le porte-parole de la liste Aimer Toulouse, Pierre Esplugas-Labatut, insiste : « il s’agit d’un duel entre la droite modérée et l’extrême-gauche ». 

Infos-Toulouse : Comment réagissez-vous à l’annonce de Nadia Pellefigue qui se retire de la course au Capitole ?
Pierre Esplugas-Labatut : Je salue la sincérité des convictions de Nadia Pellefigue. Nous pouvons nous interroger si d’autres, comme le strauss-khanien, Claude Reynal, vont faire de même. Car s’ils acceptent cette fusion, ils se compromettent à l’extrême-gauche. Ce que Nadia Pellefigue a refusé de faire. 

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Pensez-vous pouvoir compter sur un report partiel des voix de Nadia Pellefigue ?
Nous avons pour vocation de rassembler tous les Toulousains, notamment ceux qui ont cru en Nadia Pellefigue. Nous ne sommes pas en ce qui nous concerne dans des combinaisons d’appareils. Ce refus de fusion repose sur des désaccords de fond, notamment liés à a LGV ou à la troisième ligne de métro. Il y a une vraie différence entre la gauche et l’extrême gauche, c’est ce que nous disons depuis des mois, en témoigne ces désaccords de fond entre la gauche modérée et l’extrême gauche qui éclatent au grand jour. Ce n’est pas un duel droite/gauche classique, c’est un duel entre la droite modérée et l’extrême gauche. 

Un dernier sondage donne Antoine Maurice gagnant en duel face à Jean-Luc Moudenc. Est-ce réellement un risque pour vous et pour Toulouse ?
Que les gilets jaunes accèdent au Capitole, c’est un risque en temps que tel. Depuis un an et demi, le centre-ville de Toulouse est paralysé par les Gilets Jaunes qui sont soutenus par des membres éminents de la liste Archipel, comme Odile Morin. Quand je vois que François Piquemal, qui est pour la révolution permanente, est un adjoint imminent d’Antoine Maurice. Quand je vois Antoine Maurice critique vis à vis d’Airbus à Toulouse. Quand je vois les risques qui pèsent sur la sécurité à Toulouse – on a vu passer de tweets anti-police -. La police a besoin d’être soutenue à Toulouse, le combat pour la sécurité n’est pas terminé, il est important de ne pas baisser la garde. 

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Archipel c’est la confusion permanente au Capitole. Voilà le risque pour Toulouse, celui du déclin. Il y a un vrai danger pour l’avenir de Toulouse. Je peux comprendre que certains peuvent hésiter à aller voter en raison des risques sanitaires. Mais le débat est derrière nous, aujourd’hui il y a un deuxième tour qui est prévu le 28 juin avec un virus qui a arrêté de circuler à Toulouse. La situation va s’améliorer, le vote du 28 juin est important, il engage les six années à venir pour la ville. Il faut que les Toulousains aient conscience que ce n’est pas un duel droite/gauche classique modéré, ce sont les Insoumis, les Gilets jaunes, le DAL.

Vous pointez du doigt les Gilets jaunes, mais ceux-ci étaient à l’origine des petits entrepreneurs, des commerçants, des artisans sur les ronds-points…
Aujourd’hui, et depuis des mois, les Gilets jaunes c’est l’extrême gauche. Ce n’était pas le cas à l’origine. C’est un mouvement qui aujourd’hui en tout cas est bien loin de sa raison d’être à l’origine. Ceux qui composent la liste d’Archipel, sont ceux qui, à ce stade, sont proches de l’extrême gauche, voire de l’ultragauche. 

Vous vous êtes déclaré favorables à l’interdiction des manifestations le samedi à Toulouse. N’est-ce pas une atteinte à la démocratie ?
Il n’y a aucun droit fondamental qui est absolu, il doit se concilier avec d’autres principes. Prenons l’exemple du droit d’aller et venir : pendant deux mois, il a du être aménagé au nom de la santé. De la même manière, quand on voit tous les désordres, les violences policières, les violences contre les biens de l’espace public… au nom de la protection de l’ordre public, cela peut justifier des limitations à la liberté de manifester, qui n’est pas un droit absolu, comme tout autre droit fondamental. 

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