29 septembre : Saint Michel archange, défendez les paras dans le combat

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Saint Michel
Les parachutistes sautent sur le Mont-Saint-Michel, le 29 septembre 2015. © Armée de l’Air.

Le 29 septembre est en France l’occasion de nombreuses festivités et cérémonies dans les rangs de l’armée. Les militaires y célèbrent l’archange Saint Michel, patron des parachutistes.

Parmi les plus emblématiques des traditions du 29 septembre se trouve notamment le saut sur le Mont-Saint-Michel, effectué par différents régiments, qui revêt une dimension particulièrement symbolique. Dans tous les régiments parachutistes, l’archange est célébré par une messe, puis une cérémonie militaire et un repas de corps. A cette occasion, les médailles de saint Michel, que les parachutistes mettent dans leur béret pour s’assurer de sa protection, sont distribuées. Soldats du rang, sous-officiers comme officiers, pas un parachutiste ne manquerait à l’appel pour honorer le saint patron de son arme.

Le saint guerrier par excellence

Le choix d’un archange pour protéger la brigade parachutiste n’est pas anodin. Depuis longtemps, les troupes aéroportées aiment à s’identifier au soldat descendu du ciel pour terrasser les mauvais anges dans l’Apocalypse de saint Jean. Vainqueur du démon, défenseur du Bien et protecteur de ceux qui se battent, saint Michel est en effet le saint guerrier par excellence. Sa représentation traditionnelle, terrassant le dragon ou en armure et brandissant son étendard montre bien le caractère combattant du saint, que l’on supplie : « Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ».

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L’origine de ce choix remonte à la Seconde guerre mondiale, lorsqu’au moment de débarquer sur les côtes bretonnes, l’aumônier du 2e Régiment de chasseurs parachutistes confia à chacun de ses hommes une médaille frappée aux effigies de sainte Jeanne d’Arc et de saint Michel, qui devint leur signe de ralliement. En 1948, le père Jego, aumônier des troupes aéroportées, reprend l’idée déjà émise de proposer saint Michel comme patron de tous les parachutistes. Il aurait fait une homélie se terminant par la phrase, restée dans les mémoires : « Et par saint Michel, vive les parachutistes ! ». Le 29 septembre 1949, est célébrée, à Hanoï (Viet Nam, alors Indochine française), la première messe de la saint Michel, tradition qui perdure encore aujourd’hui.

Faut-il laïciser les traditions militaires ?

Récente, si l’on considère le temps long dans lequel s’inscrit le métier des armes en France, la tradition d’honorer le plus grand des archanges n’en est pas moins solidement implantée dans nos armées. Cet attachement des militaires français à leurs traditions laïques comme religieuses s’est ainsi fait sentir en mars 2019, lorsqu’un rapport de deux députés de La France Insoumise et La République en Marche a remis en cause ces fêtes, dans le but de laïciser les traditions de l’armée française.

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Pour les parachutistes, pas question pourtant de renoncer à fêter leur saint patron. Même pour les plus athées d’entre eux, l’importance traditionnelle de ces évènements, ainsi que la cohésion qu’ils permettent, passent avant les considérations laïcistes de certains élus. Pour la plupart des militaires en effet, les fêtes liées aux saints patrons des armes et des régiments ne sont pas proprement catholiques, mais des moments de tradition et de cohésion. L’armée française conserve donc encore aujourd’hui de nombreuses traditions en lien avec les saints en général et saint Michel en particulier, à travers ses chants, ses cérémonies et ses fêtes.

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