Régionales 2021 : Carole Delga candidate à un deuxième mandat

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Carole Delga
Carole Delga au Conseil régional d'Occitanie. Crédit : Lengadoc Info

Carole Delga, présidente de la région Occitanie, a annoncé, mardi 29 septembre, être candidate pour un deuxième mandat, lors des prochaines élections régionales de 2021.

Carole Delga présidente de la région pour cinq ans supplémentaire ? C’est le souhait qu’elle formule dans les colonnes du Midi Libremardi 29 septembre. Elue en 2015 à la tête de la nouvelle région Occitanie, la présidente socialiste compte bien conserver son fauteuil durant six années supplémentaires. « Oui, je confirme, je serai candidate à un deuxième mandat », a-t-elle déclarée dans une longue interview accordée au quotidien du Languedoc.

Le pari d’une gauche unie 

Carole Delga fera office de favorite pour les élections régionales qui doivent se dérouler en 2021, sans que la date précise du scrutin ne soit encore connu. Cependant, un récent sondage place le Rassemblement national en tête au premier tour, avec 25% des intentions de vote. Si elle assure ne pas prêter « beaucoup d’attention aux sondages« , elle appelle toute de même à un rassemblement de la gauche. « Quand la gauche est rassemblée, elle est devant l’extrême droite », affirme la présidente-candidate qui calcule un score total de 30% pour la gauche réunie.

Pas d’alliance avec la République en Marche pour la représentante du Parti socialiste qui s’estime « en désaccord avec la politique d’Emmanuel Macron, qui vient de l’élite et travaille pour l’élite ». Elle regrette également que le parti présidentiel ait présenté un candidat à Perpignan, contre le maire sortant, Jean-Marc Pujol, permettant à Louis Aliot de s’imposer dans la capitale catalane. « Ca m’a profondément meurtrie. Je suis allée à l’Élysée pour alerter sur le risque du RN dans la région », confie-t-elle.

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C’est vers les écologistes que Carole Delga compte se tourner pour s’imposer de nouveau sur la région. « Je crois beaucoup à la gauche écologiste », affirme-t-elle dans Midi Libre, tout en prenant ses distances avec les dernières positions des nouveaux maires écolos de Bordeaux et de Lyon, sur le sapin de Noël et le Tour de France. « Ces déclarations desservent la cause écologiste », réagit-elle, affirmant que l’on « peut concilier l’écologie et l’économie ». Mais cette possible alliance a du plomb dans l’aile. Après l’éclatement d’Archipel Citoyen à Toulouse, Antoine Maurice, candidat vaincu aux dernières municipales, s’est déclaré candidat à la tête d’Europe Ecologie Les Verts. « Je suis surprise, je pensais que son projet c’était Toulouse », confie la présidente de région qui qualifie Antoine Maurice de « candidat à la candidature ».

« Paris décide et le reste du pays doit appliquer »

Alors que la fronde des élus locaux contre les restrictions annoncées par le gouvernement se fait de plus en plus forte, Carole Delga ajoute être « très étonnée que le ministre de la Santé n’appelle pas les maires de Paris, de Marseille et des villes concernées ». Un comportement « regrettable mais qui illustre bien la méthode macroniste ». « Paris décide et le reste du pays doit appliquer », se désole-t-elle. 

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La région doit faire face à une situation économique délicate, à la sortie de la crise sanitaire. Le secteur aéronautique est la plus touchée. La région a débloqué un plan d’action pour cette filière de l’ordre de 100 millions d’euros, qui s’ajoute à l’aide du gouvernement. « Le jour où il y aura la reprise, dans deux ou trois ans, il faudra être capable de répondre à la demande. Si ce n’est pas nous qui répondons, ce sera Boeing ou les Chinois », prévient Carole Delga qui mise sur le projet d’avion à hydrogène. « Il faut aller vers l’avion vert. Airbus annonce 2035 mais je suis sûre qu’en 2030 il volera », espère la candidate. 

« Vous verrez la LGV »

Promise depuis une trentaine d’années, la ligne à grande vitesse (LGV) devrait bien arrivé dans la région, assure la dirigeante socialiste. « Le Premier ministre en est convaincu et moi aussi. On peut dire aux habitants de la région : vous verrez la LGV », lance-t-elle, craignant de voir une France « coupée en deux ». La présidente du conseil régional entend voir « s’arrêter cette hypermétropolisation » et souhaite à la fois « amener la LGV à Toulouse et avoir un cadencement pour Foix, amener la LGV à Perpignan et faire la montée du plateau cerdan avec une petite ligne »

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A l’approche du congrès du Parti socialiste, la question des présidentielles plane sur le mouvement en perte de vitesse. « Je pense qu’il faut une candidature unique à la gauche », estime Carole Delga qui observe un « besoin de la gauche réformiste, écologiste ». Anne Hidalgo candidate ? La présidente de région confie avoir « de l’admiration » pour la maire de Paris, mais table d’abord sur un véritable projet socialiste. « Nous n’avons pas travaillé sur le fond et il ne faudrait pas retomber dans nos travers », prévient-elle. 

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