« La messe est le cœur de notre religion, nous refusons d’en être privés une seconde fois »

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Protège ton église
L'équipe toulousaine de "Protège ton église" devant la cathédrale Saint-Étienne, le mercredi 10 avril 2019. Crédit photo : E.L

A partir du 3 novembre, les messes célébrées en public seront interdites en France pour au moins quatre semaines. Des catholiques ont lancé une pétition pour demander au gouvernement de revoir sa copie. 

Après les commerçants, les restaurateurs, les libraires, les défenseurs des libertés publiques, c’est au tour des catholiques de faire part de leur mécontentement face aux mesures imposés par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Un deuxième confinement qui tombe mal, en pleine fête de la Toussaint et qui pourrait durer jusqu’aux fêtes de Noël. Les catholiques, qui malgré une dérogation jusqu’au 2 novembre, seront privés de cérémonies religieuses à partir de lundi.

Une décision injuste pour certains fidèles qui ont lancé une pétition en ligne ayant recueillis plusieurs dizaines de milliers de signatures en 24 heures. Parmi les initiateurs, une jeune toulousaine de 23 ans, diplômé en histoire du droit, Geneviève Chotard, bien connue sur Infos-Toulouse.fr. Elle nous fait part de sa détermination pour se faire entendre de la part de l’exécutif. 

Infos-Toulouse : Pourquoi avoir lancé cette pétition ?
Geneviève Chotard : L’idée est partie d’une discussion entre étudiants, lorsque nous avons appris l’arrêt projeté des cultes pendant le confinement. Nous n’avions pas envie de revivre un mois ou plus sans les sacrements, alors nous avons cherché un moyen d’action pour faire entendre notre voix et celle des milliers de catholiques qui partagent notre volonté de préserver la liberté de culte, même en temps de confinement.

Qu’attendez vous du gouvernement ?
Nous attendons tout d’abord qu’il nous écoute, et qu’il prenne en compte le fait que notre pétition a reçu en 24 heures plus de trente-deux mille signatures. Ensuite, qu’il prenne des mesures pour nous permettre de nous rendre à la messe, et de recevoir les sacrements, au moment où nous en avons peut-être le plus besoin.

Comment analysez vous ce succès de la pétition ?
Nous ne nous y attendions pas, et nous pensons que cela montre un réel désir des catholiques de France de se faire entendre. Le premier confinement a été difficile à vivre pour la plupart d’entre nous, et l’absence de messe s’est cruellement fait sentir. Personne ne veut revivre cela, et les catholiques aujourd’hui veulent montrer qu’ils sont déterminés à se faire entendre des pouvoirs publics, pour conserver ce qui leur est indispensable: la messe et les sacrements.

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Pourquoi les églises doivent-elles rester ouvertes ?
Nous sommes convaincus que l’homme ne peut se satisfaire pleinement de la seule nourriture physique. Il a également besoin de recevoir Dieu dans la Communion. Bien sûr, la prière personnelle ou en famille est un aspect important de la pratique religieuse, mais elle ne peut suffire. La messe est le cœur de notre religion, et le moment le plus important de la vie d’un catholique. Nous refusons d’en être privés une seconde fois.

Pour signer la pétition, cliquez ici. 

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